Le bleu des abeilles

30 octobre 2013 0 Par Carre

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Titre : Le bleu des abeilles
Auteur : Laura Alcoba
Éditeur : Gallimard
Date de publication : 2013

Synopsis : La narratrice a une dizaine d’années lorsqu’’elle parvient à quitter l’’Argentine pour rejoindre sa mère, opposante à la dictature réfugiée en France. Son père est en prison à La Plata. Elle s’’attend à découvrir Paris, la tour Eiffel et les quais de Seine qui égayaient ses cours de français. Mais Le Blanc-Mesnil, où elle atterrit, ressemble assez peu à l’’image qu’’elle s’’était faite de son pays d’’accueil. Comme dans son premier livre, Manèges, Laura Alcoba décrit une réalité très dure avec le regard et la voix d’’une enfant éblouie. La vie d’’écolière, la découverte de la neige, la correspondance avec le père emprisonné, l’’existence quotidienne dans la banlieue, l’’apprentissage émerveillé de la langue française forment une chronique acidulée, joyeuse, profondément touchante.

Note 4.0

Le point de départ de mon voyage se trouve quelque part sous mon nez.
J’étais encore en Argentine quand je me suis mise en route.

Le bleu est décidément en vogue. Après Julie Maroh et son Bleu est une couleur chaude, c’est au tour du Bleu des abeilles de venir nous émouvoir avec finesse et poésie. 1979, la jeune narratrice quitte La Plata et son père emprisonné dans les geôles argentines pour rejoindre sa mère réfugiée en France. Alors qu’elle découvre un pays fantasmé, c’est l’amour des mots et de la langue française qui émerveille la jeune fille. Tandis qu’elle entretient une correspondance épistolaire avec son père, elle découvre les joies de la démocratie, même si l’exil lui pèse énormément.
Un roman qui vous prend par la main et vous enveloppe dans sa bulle avec une délicatesse et une justesse très touchante.

Laura Alcoba (car on imagine bien sûr que ce sont en grande partie ses propres souvenirs) nous montre son amour des mots, des syllabes, des sons avec une innocence jamais naïve. Un roman bourré de charme dont le seul défaut est d’être trop court. Bien à vous et merci Laura.

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