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Titre : Timbuktu
Scénario : Abderrahamane Sissako et Kessen Tall
Réalisateur : Abderrahamane Sissako
Acteurs principaux : Ibrahim Ahmed dit Pino, Toulou Kiki, Abel Jafri, Fatoumata Diawara, Layla Walet Mohamed.
Date de sortie française : 10 décembre 2014
Récompenses : Prix Œcuménique et Prix François Chalais Festival de Cannes 2014

Synopsis : Non loin de Tombouctou tombée sous le joug des extrémistes religieux, Kidane mène une vie simple et paisible dans les dunes, entouré de sa femme Satima, sa fille Toya et de Issan, son petit berger âgé de 12 ans. En ville, les habitants subissent, impuissants, le régime de terreur des djihadistes qui ont pris en otage leur foi. Fini la musique et les rires, les cigarettes et même le football… Les femmes sont devenues des ombres qui tentent de résister avec dignité. Des tribunaux improvisés rendent chaque jour leurs sentences absurdes et tragiques. Kidane et les siens semblent un temps épargnés par le chaos de Tombouctou. Mais leur destin bascule le jour où Kidane tue accidentellement Amadou le pêcheur qui s’en est pris à GPS, sa vache préférée. Il doit alors faire face aux nouvelles lois de ces occupants venus d’ailleurs…

Note 3.5

Pour montrer l’emprise de l’intégrisme religieux sur la population, « Timbuktu » est un film incontournable. Dans ce petit village ou les salafistes dictent la loi, le film de Sissako est un hommage magnifique aux femmes et aux hommes qui tentent de résister à cet obscurantisme terrible. Entre scènes intolérables, portraits terriblement attachants et splendeur des paysages, il brosse une palette d’émotions où l’humanité tente malgré tout de résister à la barbarie ambiante. Le film dénonce de façon poignante, un Islam radical et impitoyable et donne malgré tout l’espoir qu’un jour, cette terre africaine retrouvera la fraternité et la tolérance dont on l’a privée. Sissako regarde sans peur, avec lucidité, ce que certains imposent au plus grand nombre.

Son film à la force de son message. A voir, évidemment.

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