WD---La-Route-de-Woodbury[1]

Titre : La route de Woodbury
Cycle : The Walking Dead, tome 2
Auteurs : Robert Kirkman et Jay Bonansinga
Éditeur : Le Livre de Poche
Date de publication : 2012

Synopsis : Quand l’’invasion zombie a dressé les vivants contre les morts, Lilly Caul a fui la banlieue d’’Atlanta. D’’abris de fortune en campements improvisés, elle essaie à présent de survivre. Mais les zombies sont de plus en plus nombreux, et leur appétit pour la chair est sans limites. Terrorisée, Lilly trouve refuge dans une ville fortifiée connue sous le nom de Woodbury. De prime abord, c’’est un parfait havre de paix : les habitants troquent de la nourriture contre des services, les barricades sont solides et le mystérieux leader qu’’on appelle Philip Blake veille sur les citoyens. Pourtant, Lilly commence à douter : Blake veut qu’’on l’’appelle le Gouverneur, et ses idées sur la loi et la justice sont… déviantes. Avec une bande de rebelles, elle ouvre la boîte de Pandore et défie le Gouverneur. La route de Woodbury se transforme alors en autoroute pour l’’enfer.

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Lilly regarde au loin la foule qui se déverse dans l’arène. L’espace d’un instant, elle se remémore avec angoisse des scènes de vieux films d’horreur, de foules de villageois armés de torches et de fourches se ruant sur le château de Frankenstein pour faire couler le sang du monstre. Elle se rend compte qu’ils sont tous devenus des monstres à présent. Tous. Elle compris. Que Woodbury est devenue une monstruosité.

Second roman dérivé de la célèbre série « Walking Dead » après le très réussi « L’ascension du gouverneur », « La route de Woodbury » nous propose de suivre le parcours d’une autre figure (très) secondaire des comics après le déclenchement de l’épidémie. On découvre cette fois le personnage de Lilly, jeune femme esseulée tentant tant bien que mal de survivre et de s’adapter au monde tel qu’il est devenu après le déferlement des zombies. De la périphérie d’Atlanta à la fameuse ville de Woodbury sur laquelle le Gouverneur exerce désormais son implacable autorité, Kirkman nous propose de découvrir les épreuves affrontées par un nouveau groupe de survivants composé de la jeune femme accompagnée d’un vétéran de l’armée, d’un colosse afro-américain et d’une jeune paumée un peu nymphomane sur les bords. Sans surprise l’auteur maîtrise là encore parfaitement son sujet et l’on retrouve ici tout ce qui caractérise la série : des scènes plus choquantes les unes que les autres, des personnages attachants, beaucoup de suspens et de retournements de situation inattendus…

Ce second roman se révèle malgré tout légèrement en dessous du précédent qui, il faut le dire, mettait la barre assez haut. Lilly est un personnage intéressant, certes, mais certainement pas autant que le Gouverneur, figure emblématique des comics (et désormais de la série télé grâce à la performance de David Morissey) qui ne peut que frapper par son ambiguïté. « La route de Woodbury » possède cependant son lot de bons passages et de scènes très prenantes, aussi bien en ce qui concerne les attaques de zombies que les liens complexes qui se nouent entre les différents protagonistes. Le roman nous permet également de suivre l’évolution du système qui se met progressivement en place à Woodbury, en mettant bien sûr l’accent sur les quelques éléments que l’on retrouve dans le comics, à commencer évidemment par les fameux « combats d’arènes » version Rome antique organisés pour distraire la foule.

Bien qu’un peu plus décevant que le précédent roman, celui-ci se lit malgré tout avec avidité, tant on ne peut qu’être enthousiaste à l’idée de se retrouver à nouveau dans cet univers fascinant qui, à coup sur, nous réserve encore bien des surprises.

Voir aussi : Tome 1 ; Tome 3  ; La série TV