• Malpertuis Alma

    Malpertuis

    Titre : Malpertuis
    Auteurs : Jean Ray
    Éditeur : Alma (Jean Ray) [fiche officielle]
    Date de publication : 4 mai 2017 (1943 pour la 1re édition)

    Synopsis : La hantise est sœur siamoise des vieilles haines, des crimes sordides et des cupidités malsaines. Proche cousine de la terreur panique, celle qui lividifie les murs, blêmit les miroirs, empoisse marches et rampes et fait suer aux façades une peur qui en imbibe la pierre. Telle est Malpertuis, cette maison dont la masse sinistre se dresse au cœur du roman de Jean Ray. Là, gîte une famille engluée dans les routines et les bisbilles les plus sordides – affaires de coucheries et d’argent, de promiscuité et d’héritage. Inexorablement, ces pathétiques pantins vont devenir le reflet d’un monde disparu, les proies d’une autre histoire, mythique et marquée par l’horreur du destin. Peu à peu, un effroi redoutable, plongeant ses racines aux origines païennes du monde, transfigure l’antique demeure.
    Paru en 1943, Malpertuis, œuvre la plus universellement célébrée de Jean Ray, a immédiatement accédé au rang de classique du fantastique, devenant avec La maison Usher de E. A. Poe, La maison de la sorcière de H.P. Lovecraft et La maison des damnés de Richard Matheson, une des plus fameuses tanières de l’épouvante.

    Quatre mains frémissantes de fièvre, sinon cinq, ont collaboré à la rédaction de ce mémoire de mystère et d’épouvante.

    Quand les éditions Alma ont repris la publication des meilleurs romans et recueils de Jean Ray, il fallait s’attendre à redécouvrir du très bon récit d’épouvante, mais s’il y en a un qui devait être remis en lumière, c’est bien Malpertuis qui est souvent désigné comme son chef-d’œuvre personnel.

  • La Croisière des ombres

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    Titre : La Croisière des ombres
    Auteur : Jean Ray
    Éditeur : Alma (Jean Ray) (fiche officielle)
    Date de publication : 10 novembre 2016 (1929 à 1935 pour les premières éditions de chaque nouvelle)

    Synopsis : Des histoires hantées, de terre et de mer. Jean Ray publie La croisière des ombres en 1931. Il doit se reconstruire au sortir de la prison. Et c’est un éblouissement. Coup sur coup, une série de chefs-d’œuvre. Un voyage extrême aimanté par l’infini de l’inconnu.
    En février 1929, Jean Ray sort de prison. Il y sera resté près de trois ans. Dans la légende – qu’il entretiendra – cette mise à l’ombre serait la sanction de ses complicités avec la contrebande d’alcool sur le « rumrow », l’avenue du Rhum, aux frontières des États-Unis, alors en proie à la prohibition. En fait, il avait été sanctionné pour une escroquerie financière dans sa ville natale de Gand. Qu’importe !
    Cet admirateur et ami de Blaise Cendrars se rêve une autre vie et d’autres amarrages dans ce recueil fulgurant de récits et de contes nés de ses hantises : la mer, les bouges, les nuits de lune, les vaisseaux fantômes, les trafiquants, les ruelles obscures… La croisière des ombres sort fin 1931. Jean Ray a 44 ans. Si le fou est celui qui a tout perdu sauf la raison, Jean Ray se montre ici bien fou, c’est-à-dire radicalement raisonnable. Il met au service de l’étrange la rigueur et la clarté d’un imperturbable rationalisme. Efficace, ramassé, il fait naître des mondes en quelques lignes : la « croisière des ombres » commence au large de Manhattan et s’achève sous l’égide d’un psautier imprimé à Mayence au XVe siècle, boussole insensée d’un navire hauturier. Le virtuose du « réalisme panique » fait son entrée dans le tripot de la littérature.
    Comme beaucoup de livres de Jean Ray, La croisière des ombres a souffert de rééditions infidèles et tronquées. La Collection Jean Ray l’offre à nouveau dans sa splendeur et son énergies premières, tel que l’écrivain l’avait conçu. On y découvrira, en prime, une dizaine de textes inédits, écrits entre 1929 et 1932.

    Note 4.0
     
    Coup de coeur

    N’avoir personne à qui parler par une nuit d’octobre, à cent pas de la mer qui meugle, et des fanfares d’oies sauvages, pour toutes voix vivantes autour de soi, c’est bien le pire châtiment pour un homme honorable.

    [Le dernier voyageur]

    Après avoir découvert La Cité de l’indicible peur, je poursuis l’œuvre rééditée de Jean Ray aux éditions Alma avec La Croisière des ombres. Toujours sous la direction d’Arnaud Huftier, sont réunis ici des textes de différentes origines, écrits entre 1929 et 1935, avec d’un côté La Croisière des ombres, recueil de textes autour de la mer, des ports et des monstres de tout poil, et de l’autre quelques textes parfois très courts qui complètent cette thématique.

  • Les Poisons de Katharz

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    Titre : Les Poisons de Katharz
    Autrice : Audrey Alwett (lien vers le site de l’autrice)
    Éditeur : ActuSF (Bad Wolf) (fiche officielle)
    Date de publication : 6 octobre 2016

    Synopsis : À Katharz, ville-prison dans laquelle sont expédiés les criminels, le meurtre est légal et même récompensé. Ténia Harsnik, la dirigeante, y règne par la terreur et aime jouer de la guillotine. Non qu’elle soit cruelle, mais il lui faut coûte que coûte maintenir le nombre d’habitants sous le seuil des cent mille âmes. Le dépasser conduirait hélas à la fin du monde, et ça serait désagréable.
    Bien entendu, les enjeux sont secrets. Bien entendu, le marchand de sortilèges Sinus Maverick prépare un coup d’État infaillible. Bien entendu, le Prince Alastor a planifié de raser la ville avec sa trop nombreuse armée. Bien entendu, Dame Carasse, la seule sorcière capable d’affronter ce chaos, vient de ficher le camp. Bien entendu…
    Une intrigue puissante, des personnages dotés de défauts affreusement humains, un final épique… Avec un humour féroce, Les Poisons de Katharz est un roman qui pose la question du compromis moral.

    Note 3.0
     
    Coup de coeur

    – Hastard Double-Hache, pour avoir exterminé seul et à coups de tranchoir une quinzaine d’assaillants dans l’avenue Brin Harsnik, pour avoir décapité le banquier Beuneupeu troisième du nom dans ses propres bureaux…
    – Y voulait pas m’rendre mon or…
    Ténia ignora la voix fluette.
    – Enfin, pour avoir fendu le crâne de Chaina la Barbare à cinquante mètres de distance, je vous remets aujourd’hui le titre de Chevalier des Arts du Meurtre. J’y ajoute mes félicitations personnelles, puisque l’une de vos victimes est revenue témoigner post-mortem de l’efficacité létale de vos coups. « Une technique mûre, des armes qui assurent », ce sont ses mots.

    « Un jour de plus ! » Voilà comme on se salue à Katharz, ville de débauche et de criminalité en tout genre. Les Poisons de Katharz, c’est le premier roman d’Audrey Alwett qui officie déjà dans la bande dessinée (notamment la série Princesse Sara, particulièrement appréciée dans les CDI de nombreux collèges).

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