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Descender, tome 2 : Lune mécanique

Titre : Lune mécanique
Série : Descender, tome 2
Scénariste : Jeff Lemire
Dessinateur : Dustin Nguyen
Éditeur : Urban Comics (Urban Indies)
Date de publication : 30 septembre 2016Synopsis : À court d’options, TIM-21 et ses compagnons rejoignent l’équipage de Psius, leader de la résistance robotique secrète, vers une destination inconnue. Le petit robot se découvre alors l’existence d’un autre androïde en tout point identique : TIM-22. Au même moment, à la bordure connue de la galaxie, un chasseur de primes écume le secteur à la recherche des foyers de racailles mécaniques. Sa traque le met sur la piste de TIM-21.


C’est étrange de voir à quel point les humains font peu de cas de leurs anciens. Je pense que s’ils pouvaient les désactiver une fois qu’ils deviennent défaillants, comme ils le font avec nous, ils n’hésiteraient pas.
Il était bien temps que Casper revienne me direz-vous. C’est pas faux, vous répondrais-je ! Bien triste de n’avoir point rédigé de chroniques depuis un lustre, je m’en vais vous donner mon avis sur le second tome de la série de science-fiction Descender , l’un de mes coups de cœur de l’année qui vient d’arriver à son terme.
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Le Silence de la Cité

Titre : Le Silence de la Cité
Auteur : Élisabeth Vonarburg
Éditeur : Denoël (Présence du Futur), puis Alire (Romans) [fiche officielle]
Date de publication : 1981, puis 1998
Récompenses : Prix Boréal 1982 ; Prix Rosny-Aîné 1982 ; Grand Prix de la science-fiction française 1982Synopsis : Plus de trois siècles se sont écoulés depuis les catastrophes climatiques de la fin du second millénaire et les héritiers de la civilisation détruite, de plus en plus rares et de plus en plus désaxés, vivent dans une Cité souterraine avec leurs doubles technologiques.
Dernière enfant de cette Cité, Élisa est une petite fille aux capacités physiques étonnantes ; fruit des expériences génétiques de Paul, elle annonce une humanité résolument nouvelle.
Mais Élisa saura-t-elle se libérer du passé qui l’a littéralement modelée et, du même souffle, en libérer ses nombreux enfants ?
Et qu’en sera-t-il des hommes – et surtout des femmes – qui, hors les Cités, ont survécu à la barbarie et aux mutations de toutes sortes ?
Elle ne savait pas qu’il pouvait mourir.
Il avait une peau brune toute ridée, une masse de cheveux blancs toujours en désordre, des yeux bruns qui souriaient au fond de leur réseau de rides ; ou bien c’étaient les rides qui souriaient. De toute façon, on ne pouvait pas dire s’il souriait en regardant sa bouche : il avait trop de moustache. Grand-Père. Elle l’appelait Grand-Père.
Elle ne savait pas que c’était un homme-machine.
Elle n’avait presque jamais besoin d’utiliser son bracelet de communication. Elle avait perdu sa poupée, elle était tombée, Gil ou Marianne lui avaient fait mal en jouant, ou elle s’était disputée avec eux, et il surgissait avant même qu’elle ait vraiment eu le temps de se mettre à pleurer. Il parlait, ou il ne disait pas grand-chose, mais il était toujours là quand il le fallait vraiment. Elle ne savait pas bien pourquoi, mais quand il sentait le tabac, ou l’herbe coupée, et que sa moustache était jaunie, il était davantage… là. Elle sentait très bien, alors, s’il était gai, ou sérieux, ou préoccupé – mais toujours comme il l’aimait. C’était Grand-Père.Rencontrée aux Utopiales de Nantes 2014, Elisabeth Vonarburg a une pêche et un tonus qui font plaisir à voir. Dans Le Silence de la Cité, elle nous narre le récit initiatique d’une jeune fille bien seule dans un monde post-apocalyptique hostile. Première conclusion, même des décennies après son écriture, ce roman est particulièrement frais, pas d’un très grand fun certes car angoissant et glauque, mais sûrement aussi prenant qu’il a dû l’être à sa sortie.
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Fantasy : Les coups de coeur de l'année 2016
Nous voilà arrivés en décembre, le moment idéal pour revenir sur certaines des sorties littéraires les plus marquantes de l’année dans le domaine de la fantasy. Voici donc les dix coups de cœur de Boudicca pour l’année 2016, autant de romans qui, je l’espère, ne manqueront pas de séduire les amateurs de littérature de l’imaginaire. Et qui sait, peut-être glanerez-vous ici où là quelques idées de cadeaux à offrir ou commander à l’approche des fêtes… Un simple clic sur le titre de l’ouvrage vous permettra d’accéder directement à l’article complet le concernant.
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Le fleuve céleste
Titre : Le fleuve céleste
Auteur : Guy Gavriel Kay
Éditeur : L’Atalante
Date de publication : 2016 (novembre)Synopsis : Voici l’histoire de Ren Daiyan, le fils d’un obscur archiviste d’une lointaine province de la Kitai. Il rêve de victoires et d’exploits ; il rêve de restituer à l’empire les Quatorze Préfectures tombées aux mains des barbares. Un long cheminement l’attend, mais vers quel destin ? Car la glorieuse Kitai d’antan n’est plus et les cavaliers des steppes du Nord menacent son intégrité, sous le gouvernement de l’empereur Wenzong, mélancolique esthète, et d’une cour déchirée par des factions en conflit permanent que seule unit la crainte d’un coup d’État militaire. C’est aussi l’histoire de Lin Shan, l’enfant unique d’un gentilhomme de la cour, cultivée plus qu’il n’est convenable à une femme. Si elle scandalise les bien-pensants, elle charme l’empereur par ses talents de poétesse. Farouchement indépendante mais bridée par sa condition, elle est l’image même d’une civilisation suprêmement raffinée mais en crise. Car c’est enfin l’histoire d’un monde qui s’apprête à basculer sous les étoiles du Fleuve céleste.
Le pinceau du scribe est l’arc du guerrier. Les lettres qu’il dessine sont des flèches qui doivent toucher leur cible sur la page. Le calligraphe est un archer ou un général sur le champ de bataille. Quelqu’un l’a écrit il y a bien longtemps. Tel est son état d’esprit ce matin. Elle est en guerre.
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Bloodshot Reborn, tome 1 : Colorado

Titre : Colorado
Série : Bloodshot Reborn, tome 1
Scénariste : Jeff Lemire
Dessinateur : Mico Suayan
Coloriste : David Baron
Éditeur : Bliss Comics
Date de publication : 28 avril 2016 (2015 en VO chez Valiant Comics)Synopsis : Bloodshot était une machine à tuer, infusé de millions de nanites lui donnant une force, une endurance et une vitesse hors-du-commun, en plus de pouvoirs auto-guérisseurs. Il était une arme parfaite, une marionnette au service de ses maîtres, l’organisation paramilitaire Projet Rising Spirit. Désormais, Bloodshot est libre de ses anciens maîtres, mais l’ombre de son passé le suit toujours. Sous le choc des conséquences de sa vie antérieure et de récents évènements qui l’ont presque rendu fou, il vit caché. Mais lorsque survient une vague de fusillades impliquant des hommes ressemblant comme deux gouttes d’eau à Bloodshot, sa culpabilité le pousse à l’action. Il fera tout pour arrêter les tueurs, même si cela signifie replonger dans la violence qui lui avait auparavant presque coûté la vie.

Qui était Bloodshot ?
Des yeux rouges. Une peau blanche. Et des flingues. Beaucoup de flingues.Après The Valiant, Jeff Lemire se charge de reprendre en main le personnage de Bloodshot et c’est l’occasion de se lancer dans une aventure toute neuve.
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The Valiant

Titre : The Valiant
Scénaristes : Jeff Lemire et Matt Kindt
Dessinateurs : Joe Rivera et Paolo Rivera
Éditeur : Bliss Comics
Date de publication : 10 mai 2016 (2015 en VO chez Valiant Comics)Synopsis : Gilad Anni-Padda est le Guerrier Éternel. Il protège la Terre depuis 10 000 ans, guidé par les Géomanciens, une longue lignée de mystiques qui communiquent avec la planète. Au cours de sa mission, il a échoué par 3 fois. A chaque fois, le Géomancien fut tué et un âge sombre s’est abattu sur Terre. A chaque fois, il fut défait par l’Ennemi Immortel, un être monstrueux, dont le seul but semble être d’amener la discorde et les ténèbres sur la planète. De nos jours, l’Ennemi Immortel réapparait pour s’attaquer à Kay, la nouvelle Géomancienne qui peine à s’adapter à son nouveau rôle. Mais cette fois Gilad n’est plus seul. Il peut compter sur ses nouveaux alliés : les héros de l’univers Valiant. Les scénaristes primés Jeff lemire (Descender, All-new Hawkeye, Green Arrow)
et Matt Kindt ( Raï, Mind MGMT) et l’artiste Paolo RIvera (Daredevil), récompensé aux Eisner Awards, font équipe pour cette saga épique, qui mêle
drames personnels et enjeux planétaires. Ce récit aussi spectaculaire que psychologique est une porte d’entrée idéale pour découvrir ou redécouvrir l’univers des comics Valiant.
Je vais avoir besoin d’aide… de beaucoup d’aide.
The Valiant est le vaste événement crossover des différentes séries Valiant Comics de l’année 2015 et c’est un petit événement aussi chez nous de pouvoir le lire en VF !
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Descender, tome 1 : Étoiles de métal

Titre : Étoiles de métal
Série : Descender, tome 1
Scénariste : Jeff Lemire
Dessinateur : Dustin Nguyen
Éditeur : Urban Comics (Urban Indies) (fiche officielle)
Date de publication : 29 janvier 2016 (2015 en VO chez Image Comics)Synopsis : La Galaxie se remet péniblement du traumatisme causé par l’apparition, il y a dix ans, des Récolteurs, des robots de la taille d’une planète qui préfigurèrent la révolte des machines contre les Hommes. C’est dans cet univers en pleine reconstruction, qui a depuis appris à haïr le genre mécanique, que s’éveille Tim-21. Sans le savoir, le petit droïde cache dans ses circuits imprimés l’héritage et es véritables intentions des Récolteurs. Un secret dont tous les gouvernements de la galaxie rêveraient de s’emparer.

Ah non Tim, je suis ton créateur et concepteur, mais ça ne fait pas de moi ta famille. Tu n’as pas de vraie famille. Tu n’es pas vivant, tu comprends cela, n’est-ce pas ?
Étant assez peu sorti encore des grands classiques de super-héros de bande-dessinée américaine, c’est avec un oeil un peu profane que je me suis plongé dans la nouvelle série de Jeff Lemire (Essex County, American Vampire, Green Arrow) et Dustin Nguyen (Batman, Superman, Little Gotham). A un prix de lancement plus qu’attractif, il serait d’ailleurs dommage de se priver d’un tel petit bijou.
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Je me souviens

Titre : Je me souviens
Auteur : Martin Michaud
Éditeur : Kennes Editions
Date de publication : 30 septembre 2015
Récompenses : Prix Saint-Pacôme du roman policier 2013Synopsis : Martin Michaud, Victor Lessard T 3 : À Montréal, juste avant Noël, un homme et une femme meurent le cou transpercé par ce qui semble être un instrument de torture sorti tout droit du Moyen Âge. Auparavant, ils ont entendu la voix de Lee Harvey Oswald, l’assassin présumé du président Kennedy. Un sans-abri se jette du haut d’un édifice de la place d’Armes. Ayant séjourné à plusieurs reprises en psychiatrie, il prétendait avoir participé, avec le FLQ, à l’assassinat de Pierre Laporte. Sur le toit, avant de sauter, il laisse deux portefeuilles, ceux des victimes. La série de meurtres se poursuit, les cadavres s empilent… De retour à la section des crimes majeurs, le sergent-détective Victor Lessard mène l enquête avec, pour le meilleur et pour le pire, la truculente Jacinthe Taillon. Je me souviens parle d’identité à bâtir, de mémoire à reconstituer et de soif d’honneur.

Il avait toujours su que la véritable communication passait par le regard et non par les mots. Tout transitait par les yeux : l’attirance, la répulsion, l’amour, la vérité et le mensonge.
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Sovok
Titre : Sovok
Auteur : Cédric Ferrand
Éditeur : Les Moutons Électriques
Date de publication : 2015 (février)Synopsis : Moscou, dans un futur en retard sur le nôtre. Manya et Vinkenti sont deux urgentistes de nuit qui circulent à bord de leur ambulance volante de classe Jigouli. La Russie a subi un brusque infarctus politique, entraînant le pays tout entier dans une lente agonie économique et une mort clinique quasi certaine. Le duo d’ambulanciers est donc le témoin privilégié de la dégradation des conditions de vie des Russes. Surtout que leurs propres emplois sont menacés par une compagnie européenne qui s’implante à Moscou sans vergogne. Et puis un soir, on leur attribue un stagiaire, Méhoudar, qui n’est même pas vraiment russe, selon leurs standards. Ils vont quand même devoir lui apprendre les ficelles du métier.
Le lecteur non russophone doit partir du principe que toutes les expressions russes employées par Saoul font ouvertement référence à l’appareil uro-génital de son interlocuteur, à la sexualité rémunérée de sa mère, au comportement inverti adopté par son père et au retard mental accumulé par ses enfants. Quand il est en verve, il lui arrive même de combiner toutes ces allusions au sein d’un unique idiotisme.
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Wastburg
Titre : Wastburg
Auteur : Cédric Ferrand
Éditeur : Les Moutons électriques (La Bibliothèque voltaïque) (fiche officielle)
Date de publication : 26 août 2011 (réédité chez Folio SF en 2014)Synopsis : Wastburg, une cité acculée entre deux royaumes, comme un bout de bidoche solidement coincé entre deux chicots douteux. Une gloire fanée qui attend un retour de printemps qui ne viendra jamais. Dans ses rues crapoteuses, les membres de la Garde battent le pavé. Simple gardoche en train de coincer la bulle, prévôt faisant la tournée des grands ducs à l’œil ou bien échevin embourbé dans les politicailleries, la loi leur colle aux doigts comme une confiture tenace. La Garde finit toujours par mettre le groin dans tous les coups foireux de la cité. Et justement, quelqu’un à Wastburg est en train de tricoter un joli tracassin taillé sur mesure. Et toute la ville attend en se demandant au nez de qui ça va péter.
Roman à facettes, Wastburg propose une vue en coupe d’une cité médiévale macérant dans une fantasy crépusculaire où la morale et la magie ont foutu le camp. C’est comme si San-Antonio visitait Lankhmar. Après La Voie du cygne de Laurent Kloetzer et Gagner la guerre de Jean-Philippe Jaworski, se dessine une véritable école de la « crapule fantasy ».L’échevin Arss n’aimait pas se faire sonner les cloches. S’il avait grimpé les échelons de la Garde en fayotant et en trahissant, c’était pour avoir moins de monde au-dessus de lui. Mais il avait découvert depuis qu’à son niveau de responsabilité, les cloches carillonnaient moins souvent mais résonnaient plus fort.
Une petite voix tendre m’a dit un jour : « Tu as commencé Scott Lynch ?! Alors maintenant tu vas lire Wastburg !! » Et moi… (*ton humoristico-épique à la François Rollin*)… pauvre fou d’amour… je me suis lâchement exécuté ! M’aurait-elle commandé de lire L’Épée de Vérité de Terry Goodkind, d’une traite, seul et en deux jours, que je me serais aussitôt lancé dans la bataille !



