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Nouveaux arrivages (2016.03.21)
De retour du salon « Livre Paris » 2016, il est temps de faire le bilan de quelques-uns de nos achats. Ce n’est pas un raz-de-marée, mais comme il n’y avait pas non plus d’achats de prévus, cela fait toujours dix livres de plus à intégrer la Pile à Lire.
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Poursuite du partenariat avec Chroniques de l’Invisible
Cela faisait longtemps que nous n’en avions pas parlé, mais notre partenariat tient toujours avec le blog spécialisé en BD Chroniques de l’Invisible, tenu par l’ami Yaneck. C’est moi-même qui écrit de temps en temps (le plus régulièrement possible, mais ce n’est pas simple) une chronique.
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Cher pays de notre enfance

Titre : Cher pays de notre enfance
Scénaristes : Étienne Davodeau et Benoît Collombat
Dessinateur : Étienne Davodeau
Éditeur : Futuropolis (fiche officielle)
Date de publication : octobre 2015Synopsis : C’est la mort du juge Renaud, à Lyon, le 3 juillet 1975, premier haut magistrat assassiné depuis la Libération. Ce sont des braquages de banques, notamment par le fameux gang des Lyonnais, pour financer les campagnes électorales du parti gaulliste au pouvoir. Ce sont les nombreuses exactions impunies du SAC (le Service d’Action Civique), la milice du parti gaulliste, dont la plus sanglante fut la tuerie du chef du SAC marseillais et de toute sa famille à Auriol en 1981 (ce massacre aura bouleversé la France entière, et aura entraîné la dissolution du SAC par le parlement en août 1982). C’est l’assassinat de Robert Boulin, ministre du Travail du gouvernement de Raymond Barre, maquillé en suicide grossier dès la découverte du corps dans cinquante centimètres d’eau, le 30 octobre 1979, dans un étang de la forêt de Rambouillet. Ce sont 47 assassinats politiques* en France sous les présidences de Georges Pompidou et Valéry Giscard d’Estaing ! Avec, en arrière plan, le rôle actif joué par le SAC, la milice gaulliste engagée alors dans une dérive sanglante. C’est une page noire de notre histoire soigneusement occultée, aujourd’hui encore. En nous faisant visiter les archives sur le SAC, enfin ouvertes, en partant à la rencontre des témoins directs des événements de cette époque – députés, journalistes, syndicalistes, magistrats, policiers, ou encore malfrats repentis –, en menant une enquête approfondie et palpitante, Étienne Davodeau et Benoît Collombat nous font pénétrer de plain-pied dans les coulisses sanglantes de ces années troubles et nous convient à un voyage étonnant, instructif et passionnant à travers les heures sombres de la Ve République.

Alors ? C’était quoi, le SAC ? Les silences et les hésitations de certains de nos interlocuteurs nous en apprennent peut-être autant que leurs réponses. Le SAC, c’était cette zone grise de la Ve République dont on n’aime pas vraiment se souvenir.
♫ Douce France. Cher pays de notre enfance. Bercé de tendres insouciances. ♫
Et, en effet, que nous sommes bercés de tendres insouciances concernant notre chère Ve République qui ne veut pas mourir. Elle dure, elle dure, sans jamais s’arranger, et cela ne date pas d’hier que le pouvoir politique républicain de nos représentants phagocyte le pouvoir de ceux qu’ils sont censés représentés. -
Découvrez Confessions d’Histoire !

Depuis quelques temps, un nouveau collectif nommé Confessions d’Histoire crée un contenu qu’il vous faut absolument découvrir !
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Rencontre autour des littératures de l’imaginaire (Le Mans, 29 mars 2016)

Comme tous les six mois, la médiathèque de l’ESPAL au Mans organise une rencontre pour les amateurs et les curieux des littératures de l’imaginaire.
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Conseils pour rendre la fantasy plus réaliste, par Lev Grossman
Pour survivre aujourd’hui en territoire littéraire de SFFF, Lev Grossman nous propose, via un vieil article de 2012, vingt conseils pour rendre la fantasy plus réaliste. Ainsi, le lauréat 2011 du prix John Wood Campbell du meilleur nouvel écrivain nous indique ce que les personnages devraient faire beaucoup plus souvent. Manies, défauts à retrouver davantage, ces récurrences sont pour lui des habitudes à systématiser, plus qu’à réinventer… avec toujours une bonne dose d’humour. Cela date un peu (juin 2012), mais cela fait toujours plaisir de le relire.
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Corto Maltese, tome 13 : Sous le soleil de minuit

Titre : Sous le soleil de minuit
Série : Corto Maltese, tome 13
Scénariste : Juan Diaz Canales
Dessinateur : Ruben Pellejero
Éditeur : Casterman (site officiel)
Date de publication : 30 septembre 2015Synopsis : 1915. Tout juste arrivé à Panama aux côtés de Raspoutine, après ses aventures dans le Pacifique et en Amérique du Sud, Corto Maltese est déjà sur le départ ! Cap sur San Francisco et son Exposition internationale, où il espère retrouver un ami de longue date, l’écrivain Jack London. Las ! L’auteur mélancolique de L’Appel de la forêt a déjà mis les voiles pour Mexico, afin de couvrir la révolution de Pancho Villa. Il a néanmoins laissé derrière lui un dernier message, priant Corto de remettre une lettre à une certaine Waka Yamada, ancienne star de saloon à Dawson City, durant la ruée vers l’or, reconvertie en militante contre la traite des blanches en Alaska. Voilà l’aventurier en route pour un long périple dans les étendues glacées et sauvages du Grand Nord, un voyage semé de périls et de menaces sans nom. Car sous le soleil de minuit rôdent bien d’autres prédateurs que les loups et les ours…

Une enfance difficile n’accorde aucun droit sur la vie et la mort des autres.
Cela faisait longtemps que les fameux albums de Corto Maltese de Hugo Pratt m’intriguaient, mais c’est la reprise de la série à l’occasion du numéro 13 qui m’a été gentiment offerte.
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La bataille de Pylos

Titre : La bataille de Pylos
Auteur : Philippe Lafargue
Éditeur : Alma (Essai/Histoire) (fiche officielle)
Date de publication : 12 novembre 2015Synopsis : Le long affrontement d’Athènes et de Sparte est la toile de fond sur laquelle se déroule le Ve siècle, devenu pour nous le sommet de la Grèce classique, avec les figures de Périclès et de Socrate. En 425 avant J.-C., Athènes, contre toute attente, emporte à Pylos (Péloponnèse) une victoire décisive sur Sparte. Cette bataille devient, chez les Athéniens, l’enjeu d’un débat sur la démocratie et l’impérialisme. Au bénéfice d’un personnage perturbateur de la politique athénienne : le démagogue Cléon.
C’est cette bataille que Philippe Lafargue fait d’abord revivre : débarquement naval, armements lourds, armements légers, tactiques, usages du relief… Chacun de ces détails renvoie aussi à des réalités politiques et à des affrontements idéologiques. On comprend alors mieux ce qui se joue chez tous ceux qui ont vécu et commenté l’exceptionnel événement, à commencer par l’Athénien Thucydide. Acteur malheureux des affrontements sans cesse repris entre les deux cités, et finalement remportés par Sparte en 404, il s’en fera l’historien avec La guerre du Péloponnèse, livre fondateur de la science historique.
La personnalité de Cléon hante non seulement les écrits de Thucydide mais aussi ceux de Platon, d’Aristote, d’Aristophane et de bien d’autres. Plus largement, La bataille de Pylos montre comment aujourd’hui encore l’écriture de l’histoire est indissociable de la politique et de la réflexion sur la démocratie.
On connaît le fameux apophtegme, rapporté par Plutarque, que prononçaient les femmes spartiates au moment où leurs fils partaient à la guerre : « reviens avec ton bouclier ou reviens dessus », c’est-à-dire mort ! Sans doute s’agissait-il d’un aphorisme largement idéalisé car Hanson a montré qu’il n’était pas rare que les combattants perdent ou abandonnent une partie de leur équipement dans le feu de l’action.
Outre des romans, les éditions Alma tentent aussi de temps en temps l’aventure des essais historiques. C’est ainsi que nous pouvons trouver dans leur catalogue La bataille de Pylos par Philippe Lafargue.
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Les Sœurs de la Tarasque (nouvelle)
Titre : Les Sœurs de la Tarasque (nouvelle)
Auteur : Mélanie Fazi
Éditeur : Mnémos (dans l’anthologie Reines et Dragons)
Date de publication : juin 2012Synopsis : D’un univers à l’autre, de l’exaltation aventureuse à la retenue intimiste, tout l’éventail de la Fantasy se déploie, porté par sa créature la plus légendaire et par sa figure la plus complexe. Drégonjon et son Elfrie, Chuchoteurs du dragon, Reines protectrices ou vengeresses, Sœurs de la Tarasque, Éveilleuse entre deux mondes, Déesse aux deux visages : vivez les frissons de l’épopée et de l’émotion, assistez à la confrontation de ces Reines et Dragons ! Réalisée en partenariat avec les Imaginales, le festival d’Épinal où le meilleur des auteurs de la fantasy française et mondiale se retrouve chaque année, l’anthologie « Reines et dragons » s’inscrit dans la lignée de « Rois et capitaines », « Magiciennes et sorciers » et « Victimes et bourreaux ».

– Vous croyez qu’il est comme ça en vrai ? demande Alexia. Le dessin a l’air hyper vieux.
– Il vieillit pas, l’Avatar, lui lance Morgane d’un ton qui dit clairement « question idiote ». Y a pas de raison qu’il ait changé.L’anthologie met Mélanie Fazi en valeur en lui laissant l’honneur de conclure. Cette auteure aux multiples récompenses pour ses recueils fantastiques nous glisse une nouvelle fraîche et, mine de rien, contemporaine.
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Cet œil brillant qui la fixait (nouvelle)
Titre : Cet œil brillant qui la fixait (nouvelle)
Auteur : Nathalie Dau
Éditeur : Mnémos (dans l’anthologie Reines et Dragons)
Date de publication : juin 2012Synopsis : D’un univers à l’autre, de l’exaltation aventureuse à la retenue intimiste, tout l’éventail de la Fantasy se déploie, porté par sa créature la plus légendaire et par sa figure la plus complexe. Drégonjon et son Elfrie, Chuchoteurs du dragon, Reines protectrices ou vengeresses, Sœurs de la Tarasque, Éveilleuse entre deux mondes, Déesse aux deux visages : vivez les frissons de l’épopée et de l’émotion, assistez à la confrontation de ces Reines et Dragons ! Réalisée en partenariat avec les Imaginales, le festival d’Épinal où le meilleur des auteurs de la fantasy française et mondiale se retrouve chaque année, l’anthologie « Reines et dragons » s’inscrit dans la lignée de « Rois et capitaines », « Magiciennes et sorciers » et « Victimes et bourreaux ».

« Le processus de transformation varie d’une personne à l’autre, en terme de durée », disait l’antique tablette que sa mère lui avait fourrée sous le nez, ensuite. « Le consentement, l’abnégation, le désir sincère de la métamorphose, l’esprit de sacrifice… Ces sentiments-là raccourcissent le délai. À l’inverse, la mauvaise volonté ne fait qu’empirer la situation, en décuplant la douleur. »
C’est au tour de Nathalie Dau de nous faire connaître sa vision du lien entre dragon et reine, à l’aide de son écriture d’un fantastique sensible et émouvant.



![reines-et-dragons-c1[1]](https://bibliocosme.files.wordpress.com/2013/07/reines-et-dragons-c11.jpg?w=296&resize=296%2C450)