La grande guerre contre les os (nouvelle)

30 juin 2018 3 Par Dionysos
12_guerreOs.indd

Titre : La grande guerre contre les os
Auteur : Thomas Geha
Éditeur : Le Carnoplaste (Aventures) [site officiel]
Date de publication : septembre 2017

Synopsis : La collection aventures ? Robert Darvel rêve un titre puis Fred Grivaux conçoit une illustration. Ensuite, un auteur s’amuse de cette double contrainte et le diable seul sait le récit que vous allez découvrir…
Bibliocosme Note 3.5

Ock ne comprenait pas comment cette magie était possible, il ne comprenait pas comment le « sang bleu » du monstre endormi ou mort, quand il recouvrait les os redonnait vie aux chevaux, et même à quelques guerriers laissés là, morts, parce qu’ils avaient été trop imprudents en leur temps. Non, Ock ne tirait pas là de conclusions hâtives, non il n’avait pas ce genre d’imagination : c’était un fait. Il voyait, de ses yeux, des os se relever quand le sang bleu ciel les atteignait.

Une nouvelle de commande

La grande guerre contre les os est une nouvelle de Thomas Geha parue sous la forme d’un petit fascicule comme en produisent les éditions du Carnoplaste. Elle fait partie d’une de leurs collections, la collection Aventure créée en 2017 et qui a la particularité de fonctionner par commande. Ainsi, l’éditeur pense à un titre qui lui plaît, il demande à un dessinateur de créer une couverture qui viendrait illustrer ce titre, enfin il sollicite un auteur pour qu’il écrive une nouvelle de science-fiction, de fantasy ou de fantastique qui correspond au titre et à l’illustration de couverture. Le processus éditorial est donc inversé, mais il est toujours intéressant d’écrire avec ce type de contraintes. C’est ainsi que Robert Darvel a demandé à Fred Grivaux, puis à Thomas Geha de travailler sur ce titre évocateur.

Du post-apo à la sauce « Guerre du feu »

Ock est un chef de tribu, vraisemblablement au temps de la fin du Paléolithique ou début du Mésolithique. Son principal but dans la vie, outre de se construire une existence confortable, est de conserver sa place de dominant face à ses rivaux, qu’ils soient les plus jeunes de sa tribu ou bien les chefs des tribus voisines. On suit ce chef finalement pas si charismatique et même plutôt lâche parfois, quand la situation lui échappe. Thomas Geha correspond au plus à l’illustration de couverture pour débuter sa nouvelle ; l’illustration de Fred Grivaux est d’ailleurs déjà très explicite sur les protagonistes et le style des antagonistes. Ici, les zombies ne sont plus faits de chair et de sang, mais d’os et d’un liquide bleuâtre inquiétant. Nous sommes en plein post-apo, où la guerre de l’os a bien lieu : ces étranges créatures mordent les vivants pour les transformer et font émerger les morts déjà ensevelis. Le rôle du héros est bien sûr d’affronter cette situation d’une façon ou d’une autre. La résolution vient peut-être un peu rapidement, mais il faut bien conclure la nouvelle, conclusion qui conserve un semblant positif malgré la situation finale.
La grande guerre contre les os nous sort un peu de nos habitudes historiques pour nous proposer un récit post-apocalyptique préhistorique bien mené, où Thomas Geha ne se départit pas de son habituel optimisme.

Autres critiques :
Arieste (L’Auberge d’Arieste)
Hervé (Temps de Livres)

Retour en haut