Focus #11 : La collection Une Heure-Lumière chez Le Bélial’

14 juin 2018 6 Par Dionysos
Bélial Une Heure-Lumière

En 2016, les éditions Le Bélial’ lançaient plusieurs collections nouvelles, dont Une Heure-Lumière, qui nous intéresse ici.

Une heure-lumière, c’est la distance que parcourt un photon dans le vide en 3600 secondes, soit plus d’un milliard de kilomètres. Une distance supérieure à celle séparant Jupiter du Soleil. Ce qui nous emmène déjà très loin…

Faire voyager loin le lecteur, voilà précisément l’ambition de la nouvelle collection du Bélial’, Une Heure-Lumière.

Une Heure-Lumière, ce sont des romans courts et de facture élégante : assez brefs pour être lus d’une traite, mais riches en sense of wonder, faisant la part belle à une science-fiction ambitieuse, celle du vertige et de l’émerveillement.

Une Heure-Lumière, c’est une collection proposant des textes inédits des meilleurs auteurs français et anglo-saxons : Nancy Kress, Paul J. McAuley, Vernor Vinge, Thomas Day, Greg Egan, Laurent Genefort…

Une Heure-Lumière, ce sont aussi des textes récompensés par les prix littéraires les plus prestigieux : Hugo, Nebula, Locus…

Une Heure-Lumière, ce seront cinq à six romans par an. Avec les étoiles pour objectif.

Dès le départ, les éditions Le Bélial’ ont décidé de publier dans ce format « de poche » des novellas, format toujours compliqué à mettre en valeur dans nos supports très cadrés pour le roman. Le but semblait à la fois de mettre en lumière des textes d’habitude difficile à faire connaître (la revue Bifrost fonctionne bien, mais ce n’est pas un public très étendu) et de viser des textes primés pour se centrer sur un nombre faible de publications mais avec une grosse « concentration de qualité », peut-on dire (c’est aussi pour ça que les premiers de la collection insistent beaucoup sur les récompenses reçues). En plus, comme ce sont des textes courts, il y a un petit côté « collectionnite » qui joue forcément.

Qui dit petit format qui veut mettre en valeur de la science-fiction de qualité dit forcément écrin à soigner. C’est ainsi Aurélien Police qui est la graphiste et illustrateur officiel de l’ensemble de la collection. De façon générale, les contraintes sont relativement fortes dans ce type de publication, entre la nécessité de créer une charte graphique reconnaissable pour bien lancer la collection et celle d’incorporer tous les éléments classiques d’une couverture. On retrouve ainsi le dégradé reconnaissable des travaux d’Aurélien Police agrémenté d’éléments récurrents (certaines silhouettes, quelques aspects floraux, des engrenages par exemple). Le plus dur pour lui est sûrement de saisir l’essence de la novella

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Côté quantitatif, l’objectif est atteint. Ainsi, en 2016, six novellas ont paru, puis 5 en 2017 et 5 au moins sont prévues pour 2018. Petit rappel des seize premiers titres :
1. Dragon, de Thomas Day
2. Le Nexus du docteur Erdmann, de Nancy Kress
3. Cookie Monster, de Vernor Vinge
4. Le Choix, de Paul J. McAuley
5. Un Pont sur la brume, de Kij Johnson
6. L’Homme qui mit fin à l’Histoire, de Ken Liu
7. Cérès et Vesta, de Greg Egan
8. Poumon vert, de Ian R. McLeod
9. Le Regard, de Ken Liu
10. 24 vues du mont Fuji, par Hokusai, de Roger Zelazny
11. Le Sultan des nuages, de Geoffroy A. Landis
12. Issa Elohim, de Laurent Kloetzer
13. La Ballade de Black Tom, de Victor Lavalle
14. Le Fini des mers, de Gardner Dozois
15. Les Attracteurs de Rose Street, de Lucius Shepard
16. Retour sur Titan, de Stephen Baxter

De belles lectures à découvrir !

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