Kaamelott, tome 8 : L’Antre du basilic

15 janvier 2018 14 Par Dionysos
Kaamelott 8 Antre du basilic

Titre : L’Antre du basilic
Cycle/Série : Kaamelott, tome 8
Scénariste : Alexandre Astier
Dessinateur : Steven Dupré
Éditeur : Casterman [site officiel]
Date de publication : 3 janvier 2018

Synopsis : Une odyssée souterraine périlleuse !
Arthur et ses sujets de Kaamelott pénètrent dans le mystérieux Antre Du Basilic pour une de ces odyssées souterraines périlleuses qui peuplent la carrière des aventuriers en quête de gloire et de trésors. Cette fois, le labyrinthe est habité par le terrible Basilic, une créature capable, si vous avez le malheur de croiser son regard, de vous changer en pierre…

Bibliocosme Note 4.0

Le basilic ou le roi des Jutes, s’en prendre à des gars pendant la becquetance, c’est vraiment moche !

2004, les premiers épisodes de la série télévisée Kaamelott sortent sur M6.
2013, le 7e tome de la bande dessinée adaptée du Livre I de la série.
Entre ces deux dates, il y a eu un certain nombre de contenus (épisodes, livres et donc BD), mais depuis 2013, nous attendions, avides, une nouvelle aventure dans ce magnifique univers arthurien imaginé par Alexandre Astier. C’est finalement une 8e bande dessinée qui pointe son nez, « L’Antre du Basilic », pour une nouvelle quête pseudo-héroïque alors que le roi Arthur vient de faire construire la forteresse de Kaamelott et de mettre en place la Table Ronde.


Comme dans les autres tomes, nous nous retrouvons à suivre certains des chevaliers de la Table Ronde dans une quête comme il peut en exister des centaines. Ici, le roi Arthur s’est puissamment entouré pour explorer un labyrinthe dont ils ont pour une fois repéré l’entrée : son beau-père Léodagan, son fidèle Lancelot, son ministre Bohort, le père Blaise, Merlin l’Enchanteur. Toutefois, avant d’entrer et d’enchaîner les épreuves inhérentes à ce type d’exploration, deux chevaliers convoqués manquent à l’appel, Perceval et Karadoc. Le titre nous divulgue d’ores et déjà ce que recèle en premier lieu cette caverne : un basilic est une créature mythologique reptilienne dont le regard pétrifie ses adversaires. Forcément avec un tel danger, les piteux héros deu Buffet à Vaisselle vont devoir se sortir les doigts pour en sortir en vie, voire en tirer un minimum de gloire. Clairement, à tous se tirer dans les pattes, ce n’est pas gagné !

Alexandre Astier a ainsi réussi à trouver le temps, parmi toutes ses activités professionnelles, pour écrire un nouveau scénario dans son univers fétiche. Une telle quête semble classique en fantasy, cela prend une tournure un peu spéciale quand il s’agit de confronter un tel monstre à des chevaliers si peu enclins à faire preuve de bravoure ou d’organisation. Léodagan en a plein les bottes, Lancelot aimerait se mettre en avant, Bohort veut se tirer, Perceval et Karadoc ne comprennent pas l’intérêt de la quête, Merlin a les chocottes, Blaise n’est pas mieux et Arthur déprime. Autant vous dire que ce tome-ci recèle de sacrés dialogues, cela part dans tous les sens ! L’amusement à repenser aux voix des acteurs de la série à chacune des répliques ajoute forcément un sel non négligeable à la lecture. Alexandre Astier s’est donc sûrement un peu forcé à réunir quantité de personnages divers (même si uniquement masculins) pour créer des oppositions nombreuses en très peu de scènes.Sans trop « divulgâcher » d’éléments, ce tome-ci apporte quand même quelques nouveautés, parfois délirantes, parfois très mystérieuses. Il faudra attendre le neuvième tome (sûrement à sortir dans pas trop longtemps du coup) pour démêler certains ficelles car toutes les questions ne sont pas résolues ici ; pour autant, cette aventure se savoure très bien ainsi, car à la première lecture, la mention finale « Fin de la première partie » peut passer à l’as et l’élément terminant le volume aurait pu clore cette quête.

Visuellement, nous retrouvons les dessins de Steven Dupré, colorisés par Picksel. Un trait réaliste, l’inconvénient de devoir coller aux visuels de la série (notamment pour les acteurs, même si le roi Arthur s’est visuellement bien amélioré depuis plusieurs tomes ; c’est le problème de devoir le différencier de Léodagan) et quelques indications vraisemblablement placés dans le script (l’histoire des chapeaux de Blaise et Merlin sort trop de nulle part pour ne pas flairer quelque chose) font que l’exercice graphique sur ce tome n’est pas simple. D’ailleurs, c’est un peu le problème dans les combats en souterrains : il n’y a pas la place, et on n’y voit rien. Graphiquement, ce n’est donc pas aisé de représenter autant de personnages dans un même endroit resserré et très sombre. Outre le fait que l’obscurité est quasiment omniprésente, quelques petites cases peuvent créer de l’incompréhension chez le lecteur, dans leur enchaînement, dans le placement de certains éléments (même si notamment un passage peut toujours s’expliquer par un recours à la magie).

En conclusion, cela fait bien plaisir de retrouver cet univers, ces personnages, ces répliques cultes. Allez, cela donne surtout envie de relire l’ensemble des tomes de la bande dessinée et de revisionner (encore, et encore) l’ensemble de la série télévisée.

Voir aussi : Tome 1 ; Tome 2 ; Tome 3 ; Tome 4 ; Tome 5 ; Tome 6 ; Tome 7 ; Tome 9

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