Janua-Vera[1]

Titre : Janua Vera : Récits du Vieux Royaume
Auteur : Jean-Philippe Jaworski
Nouvelles : Janua Vera ; Mauvaise donne ; Le service des dames ; Une offrande très précieuse ; Le conte de Suzelle ; Jour de guigne ; Un amour dévorant ; Le confident
Éditeur : Les Moutons Électriques
Date de publication : 2007
Récompenses : Prix du Cafard cosmique 2008

Synopsis : Chaque nuit, Leodegar le Resplendissant se réveille en hurlant dans son palais. Quelle est donc l’angoisse qui étreint le conquérant dans son sommeil ? S’agit-il d’un drame intime, ou bien de l’écho multiple des émotions qui animent le peuple du vieux royaume ? Désenchantement de Suzelle, la petite paysanne, devant la cruauté de la vie ? Panique de maître Calame, le copiste, face aux maléfices qui somnolent dans ses archives ? Scrupule d’AEdam, le chevalier, à manquer aux lois de l’honneur ? Hantise de Cecht, le housekarl, confronté aux fantômes de la forêt ? Appréhension de Benvenuto, le maître assassin, d’être un jour l’objet d’un contrat ? Ou peurs primales, peurs fondamentales, telles qu’on les chuchote au Confident, qui gît au plus noir des ténèbres… À travers sept destins se dessine une géographie du vieux royaume, de ses intrigues, de ses cultes, de ses guerres. Et de ses mystères, dont les clefs se nichent, pour beaucoup, dans les méandres du cœur humain.

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-Vous êtes libre de refuser le jeu, dit la baronne avec indifférence.
– Je vous sais gré, mais me retirer maintenant serait d’un commun… Et puis, vous le savez mieux que moi : quelle valeur pourrait l’emporter sur le service des dames? Marcher au-devant de la disgrâce ou de la mort pour le bon plaisir d’une femme de votre étoffe, c’est se couvrir de gloire. En définitive, c’est parce que j’ai tout à perdre que j’y gagne quelque chose. » (Le service des dames)

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