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Notre première venue aux Imaginales d’Epinal nous a permis cette année de rencontrer de nombreux auteurs, dont Jean-Philippe Jaworski qui a eu la gentillesse de bien vouloir répondre à nos questions.

Le Bibliocosme : L’un de vos personnages le plus emblématique est sans aucun doute Benvenuto mis en scène à la fois dans la nouvelle « Mauvaise donne » et dans le roman « Gagner la guerre ». Comment est né ce personnage ?

Jean-Philippe Jaworski : La genèse de Benvenuto est assez complexe. À l’origine, quand je composais le recueil appelé à devenir Janua vera, je voulais mettre en scène un archétype par nouvelle. Le truand s’imposait, mais je n’avais aucune inspiration à son sujet. En tant que joueur, je n’ai nulle sympathie pour le personnage du voleur, auquel j’ai beaucoup de mal à m’identifier. (Je préfère, et de loin, guerriers, paladins ou magiciens.) J’ai donc écrit une page, où j’ai opté pour une narration à la première personne par mimétisme avec le roman noir, et puis j’ai séché. Peu de temps après, mon disque dur a grillé. Benvenuto a failli disparaître avec lui. Un an plus tard, sur une sauvegarde, j’ai retrouvé cette ébauche : le ton de cette page m’a frappé. Sentant le potentiel d’une personnalité intéressante, j’ai repris le personnage et écrit Mauvaise Donne. J’ai bien sûr approfondi Benvenuto (avec les grandes crapules que sont le Podestat et le Sapientissime) en entreprenant Gagner la Guerre. À ce propos, Benvenuto m’a aussi été imposé indirectement par mon tout premier public. Comme je cherchais un éditeur pour Janua vera, j’ai voulu lui soumettre en même temps que le manuscrit le synopsis d’un roman se déroulant dans le même univers. J’avais été attentif aux retours de mes premiers lecteurs sur Janua vera, et j’avais décidé de reprendre le personnage le plus populaire. Suzelle et Benvenuto étaient ex æquo, mais comme il était difficile de broder tout un roman sur Suzelle, dont l’histoire était à peu près close, il ne restait que l’affreux.

Benvenuto s’est donc en quelque sorte imposé à moi, parce qu’il venait remplir des fonctions nécessitées par mes projets. En ce sens, c’est un personnage qui a dès l’origine fait preuve d’une certaine autonomie. Pour autant, il ne vient pas de nulle part : je l’ai construit. Dans mes sources d’inspiration, il y a une part de François Villon et de la bande des coquillards, d’un artiste crapuleux comme Benvenuto Cellini, sans parler de Michelotto Corella (le tueur attaché à César Borgia) qui eut le bon goût de publier ses mémoires avant d’être assassiné à son tour à Milan. Un autre modèle, plus surprenant, est le maréchal de Monluc. En construisant le personnage de Benvenuto, je me suis demandé comment un criminel qui a beaucoup de sang sur les mains pouvait affronter ses problèmes de conscience. Ce sont les Commentaires de ce terrible soudard que fut Monluc qui m’ont donné la réponse : la forfanterie et l’humour. Non seulement Monluc dormait manifestement sur ses deux oreilles, mais il riait des malheureux qu’il avait pendus sans procès.

Enfin, j’ai conçu Benvenuto en réaction contre certains clichés romanesques : ceux du brigand au grand cœur, du voleur d’honneur, du truand repenti qui se rachète une conduite et autres sottises du même acabit. Mention spéciale à Fitzchevalerie, dans le cycle de L’Assassin royal – que j’admire du reste pour ses qualités feuilletonesques et pour le traitement de l’univers. Non, Fitz, quel assassin peu crédible ! Avec Benvenuto, j’ai voulu offrir l’antithèse : un méchant garçon, un vrai, aussi enjôleur qu’irrécupérable. Cela ne procède pas seulement du désir de me démarquer de certains modèles ; il s’agissait aussi de mettre le lecteur face à ses ambiguïtés. S’identifier à un truand qui se rachète d’une façon ou d’une autre, c’est s’évader à peu de frais ; c’est une tartufferie qui consiste à jouer avec les bornes de la morale sans les franchir puisqu’en définitive, le truand est un héros qui se rachète… Eh bien, foin de toute hypocrisie ! J’ai voulu que mon lecteur cède au charme d’un vrai criminel, sans s’exonérer de la culpabilité d’entrer en sympathie avec un si galant monsieur.

 

Le Bibliocosme : On retrouve dans ces deux romans des références marquées à l’Italie de la Renaissance mais aussi à des éléments de fantasy parfois assez classiques (elfes, nains…). Quelles ont été vos inspirations pour l’univers du Vieux Royaume ?

Jean-Philippe Jaworski : Le Vieux Royaume a d’abord été conçu pour fournir toute une série de repères familiers à un groupe de joueurs dans un background de jeu de rôle. C’est la raison première de ses sources d’inspiration européennes. En périphérie de la zone de jeu (qui était la Marche Franche), j’avais besoin d’un pôle économique, culturel et crapuleux qui justifiât la place de Bourg-Preux comme carrefour commercial ainsi qu’un certain nombre d’intrigues plus ou moins véreuses venues de l’étranger. C’était la raison d’être initiale de Ciudalia, et c’est pourquoi je me suis inspiré des grandes cités italiennes.

À l’origine, pour contrebalancer les clichés de l’univers du jeu de rôle médiéval-fantastique, aucun régime politique des États issus de l’effondrement du Vieux Royaume n’était une monarchie. (Les royaumes qui existent encore sont étrangers : il s’agit de la cour elfique de Duir Rigain, de la monarchie bicéphale des nains de Kahad Burg et, bien sûr, du royaume ultramarin de Ressine.) En lieu et place de l’ancienne Leomance ont perduré un État féodal dans le duché de Bromael et la République restaurée de Ciudalia tandis que se développaient une commune dans la Marche Franche et un ordre militaire dans la Principauté du Sacre. J’ai brossé très tôt, à grands traits, une république aristocratique et marchande à Ciudalia. J’avais un peu lorgné du côté de la république de Florence, dont les guerres intestines m ‘inspiraient, mais ces querelles internes et les manœuvres électoralistes qui les accompagnaient induisaient de fréquentes modifications institutionnelles qui me paraissaient assez confuses. J’ai fini par opter pour une version très simplifiée de république à la romaine, transposée dans une société Renaissance. Le fait que bon nombre de municipalités méridionales ont conservé jusqu’au XVIIIe siècle des magistratures héritées de l’antiquité romaine (comme les titres de consuls ou de capitouls) m’a incité à faire ce raccourci. Ciudalia est donc une oligarchie clientéliste dont la prospérité commerciale garantit à peu près la satisfaction de la plèbe et dont les élites se disputent traditionnellement le pouvoir. Mon but, initialement, était de créer un foyer d’intrigues endémiques dont les répercussions pouvaient aller jusqu’à déstabiliser toute la région.

Plus tard, quand j’ai eu besoin de mettre en scène un truand, sa corruption a fait de Ciudalia son cadre naturel. Avec Gagner la Guerre, j’avais l’ambition de faire une illustration fantasy de la pensée de Nicolas Machiavel. L’inspiration italienne s’imposait d’autant plus que Machiavel, après tout, était un grand patriote florentin.

Le Bibliocosme : Prévoyez-vous d’écrire prochainement d’autres récits dans cet univers et si oui par quel biais (roman, recueil de nouvelles…) ?

Jean-Philippe Jaworski : Quand j’en aurai fini avec le troisième volume de Chasse royale, je composerai sans doute un roman centré sur le duché de Bromael, Le Chevalier aux épines.

Le Bibliocosme : Vous vous inspirez pour « Même pas mort » et « Chasse royale » des Celtes de l’Antiquité, pourquoi le choix de cette période historique ?

Jean-Philippe Jaworski : Une partie de l’imaginaire collectif, aux sources de la fantasy, provient du folklore. Et le folklore occidental est formé de résurgences plus ou moins métamorphosées de motifs celtiques. Or au cours des trente dernières années, l’archéologie et la linguistique ont fait des progrès considérables dans la connaissance du monde celtique de l’Antiquité ; dans une moindre mesure, le comparatisme religieux et les historiens ont aussi complété et révisé notre représentation de cette civilisation. Cela m’intéressait, sur le plan romanesque, de revenir aux sources de notre imaginaire en exploitant les découvertes et les hypothèses les plus récentes. Par ailleurs, l’outre-monde est si proche du nôtre dans la mentalité celtique que leur rencontre produit spontanément un univers enchanté, et par conséquent un univers de fantasy.

Le Bibliocosme : Sur quelles sources vous êtes-vous principalement fondé pour l’écriture de ces livres ?

Jean-Philippe Jaworski : Mon sujet m’a été donné par une page du Livre V de l’Histoire romaine de Tite-Live : c’est lui qui évoque Ambigat ainsi que ses neveux Bellovèse et Ségovèse.

Par ailleurs, je lis les ouvrages à destination du grand public cultivé, en séparant le bon grain de l’ivraie, car la matière celtique est aussi le sujet de toute une paralittérature néopaïenne, autonomiste ou new age…

Sur le plan linguistique, je m’appuie sur des ouvrages assez récents comme le Dictionnaire de la langue gauloise de Xavier Delamarre (Errance), La langue gauloise de Pierre-Yves Lambert (Errance), des compilations raisonnées de toponymes, théonymes et noms de personnes : Noms de personnes celtiques, Xavier Delamarre (Errance), Noms de lieux celtiques de l’Europe ancienne, Xavier Delamarre (Errance), les différents volumes des Noms d’origine gauloise de Jacques Lacroix (Errance).

Sur le plan archéologique, je suis l’actualité dans des revues spécialisées et je lis quantité d’historiens et archéologues. (Stefan Fichtl, Jean-Louis Brunaux, Christian Goudineau, Olivier Buchsenschutz, Vencesclas Kruta, Marie-Yvane Daire, Patrice Méniel, Petr Drda, Alena Rybova, Isabelle Fauduet et j’en passe…) Les éditions Errance publient, sous la plume de ces auteurs, des monographies très précises sur des sujets très spécialisés : la ville celtique, le sel des gaulois, les paysans gaulois, guerre et armement chez les gaulois, les temples de tradition celtique…

Je lis aussi des comparatistes et des historiens des religions, qui produisent une œuvre plus spéculative sur la culture celte : Bernard Sergent, Claude Sterckx, Anne Lombard Jourdan, Philippe Walter. L’œuvre de Christian Guyonvarc’h, malgré sa désorganisation et ses prises de parti, reste incontournable.
Je puise également dans les traductions de la littérature irlandaise et brittonique (La razzia des vaches de Cooley, Les mabinogion, Le dialogue des deux sages), sans négliger la matière de Bretagne de la littérature romane, car quantité de survivances affleurent dans les textes médiévaux.

Enfin, je picore chez les historiens et les géographes de l’Antiquité. Dans la mesure où la société celte que je peins appartient à l’âge des héros, je ne m’interdis pas quelques transpositions homériques très libres. Par exemple, la scène de défi entre Troxo et Comargos dans Même pas mort est inspirée des provocations de l’Iliade.

Le Bibliocosme : Le second tome de « Rois du monde » a finalement dû être scindé en deux volumes par l’éditeur, pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?

Jean-Philippe Jaworski : En définitive, Chasse royale sera scindé en trois volumes, une solution que je préfère à la division en deux tomes car le roman comporte trois parties. Les principales raisons sont dues à l’inflation du récit, qui se nourrit de mes recherches et de sa propre pente romanesque ; le texte prend une telle ampleur que mon éditeur estime qu’il devient impubliable en un seul volume dans la belle édition à couverture rigide des Moutons électriques, et qu’attendre la conclusion du récit ferait un trop long délai compte tenu des attentes du public. Chaque partie possédant son unité narrative, les volumes n’en suivent pas moins un découpage logique ; mais ce sont les trois volumes qui formeront le roman dans sa totalité.

Le Bibliocosme : Que pouvez-vous nous dire concernant ce qui attend Bellovèse dans cette seconde partie de « Chasse royale » ?

Jean-Philippe Jaworski : Blessé et capturé, Bellovèse est en mauvaise posture. Le roman s’intéresse donc à la façon dont il s’efforce de sauver sa vie et son intégrité, en particulier quand il est amené devant une ennemie aussi subtile que redoutable. Par ailleurs, cette captivité est l’occasion de réminiscences et de révélations qui devraient amener le lecteur à voir sous un jour très différent le passé du héros.

Le Bibliocosme : Dans chacun de vos romans ou nouvelles, vous accordez un soin tout particulier au style, n’hésitant pas à intégrer des passages en argot, par exemple : comment procédez-vous lorsque vous écrivez ? Repassez-vous beaucoup sur votre texte une fois le premier jet rédigé ?

Jean-Philippe Jaworski : La composition des textes varie selon le genre adopté, mais aussi selon le sujet. Comme j’écris des nouvelles à chute, il me faut au préalable l’incipit, la chute et quelques préparations à celle-ci quand j’entreprends un récit court. Si j’écris un roman, il me faut au préalable un angle narratif, le début et le dénouement ; en ce qui concerne le cycle Rois du Monde, la construction déchronologique du récit a nécessité un plan d’ensemble plus précis, qui m’a fourni l’arc narratif de tout le cycle avant de commencer l’écriture du premier volume.

Quand je passe à la rédaction à proprement parler, j’ai une méthode de travail très flaubertienne : je tâcheronne. J’écris et je récris une page jusqu’à ce qu’elle me satisfasse à peu près, avant d’aborder la suivante.

Le Bibliocosme : On vous connaît également en tant que créateur de jeu de rôle, dans quelle mesure cette expérience a pu influencer votre travail d’écrivain ?

Jean-Philippe Jaworski : Certes, formellement, on n’écrit pas un jeu de rôle ou un scénario comme on écrit un roman. En revanche, en ce qui concerne la composition de l’univers, des personnages, le choix des points de vue, l’établissement des intrigues, la fabrication des indices (ce que Maupassant appelle les « préparations » dans son essai Le Roman), il y a d’évidentes similitudes. J’irai plus loin encore : le genre romanesque portait en germe, dès ses origines, certaines caractéristiques du jeu de rôle. Je vous renvoie en particulier à l’essai de Martin Aurell, Le chevalier lettré, qui étudie les relations entre noblesse et littérature aux XIIe et XIIIe siècles. À l’origine, le roman est un genre oral et probablement interactif où il est plausible que les membres du public, d’un statut social bien supérieur à celui des jongleurs qui racontaient le conte, intervenaient à leur guise pour donner leur version de l’histoire. (Faut-il rappeler, par ailleurs, qu’étymologiquement, jongleur signifie joueur ?) Par la suite, lorsque le genre romanesque a pris une forme plus moderne, on retrouve sous la plume de divers écrivains les indices de processus ludiques qui ne sont pas sans faire penser au jeu de rôle. Nerval ne peut écrire que de façon « supernaturaliste », terme par lequel il signifie qu’il se met nécessairement à la place de ses personnages ; à sa façon, Maupassant soutient une thèse très semblable dans Le Roman, affirmant que c’est toujours la subjectivité du romancier qui se trouve à la source de tous ses personnages et qui le force à se mettre à leur place ; quant à Jean-Paul Sartre, dans Les Mots, il explique fort bien comment la littérature s’est substituée au jeu chez lui : à défaut d’être Pardaillan, il le décrivait, et le personnage de roman devenait sa « poupée ».

En ce qui me concerne, plus modestement, je ressens constamment une circulation entre les deux modes créatifs. J’ai envie de décrire les mondes dans lesquels je fais jouer et j’ai envie de jouer dans les univers que je décris. De fait, le Vieux Royaume a été un univers de jeu avant de devenir le cadre de nouvelles et d’un roman. Quelques scénarios sont d’ailleurs disponibles en ligne… Par ailleurs, j’ai fait jouer ma table dans l’univers celtique de l’Antiquité à peu près au moment où je construisais le projet de Rois du Monde. Si je n’ai pas franchi le pas vers une gamme professionnelle et plus complète, c’est uniquement faute de temps. Mais je rêve souvent de concevoir un système adapté à l’univers des livres…

Le Bibliocosme : Quelles sont les lectures ou les auteurs qui ont pu vous influencer ?

Jean-Philippe Jaworski : Question écrasante ! J’ai admiré tant d’œuvres… S’il faut choisir des auteurs qui m’ont vraiment marqué, citons par ordre alphabétique Aloysius Bertrand, Jorge-Luis Borges, Chrétien de Troyes, Jean Giono, Julien Gracq, H.P. Lovecraft, William Shakespeare, J.R.R. Tolkien, Marguerite Yourcenar…

Le Bibliocosme : Êtes-vous vous-même lecteur régulier de science-fiction, fantasy ou fantastique ? Et si oui, avez-vous un ou des auteurs en particulier à conseiller ?

Jean-Philippe Jaworski : Adolescent et étudiant, j’ai absorbé une quantité considérable d’œuvres fantastiques : celles de Jacques Cazotte, Edgar Allan-Poe, Prosper Mérimée, Théophile Gautier, Nicolas Gogol, Guy de Maupassant, Auguste Villiers de l’Isle-Adam, Jules Barbey d’Aurevilly, H. P. Lovecraft, Marcel Brion, Jean Ray, Jorge-Luis Borges pour citer des classiques… Sans parler d’écrivains populaires plus proches de nous comme Stephen King, Barbara Hambly, Dean R. Koontz, Graham Masterton, et j’en oublie… Les classiques fantastiques me procuraient généralement un plaisir de lecture bien supérieur au divertissement donné par la Big Commercial Fantasy. Par ailleurs, l’angoisse générée par le fantastique donne un sentiment plus palpable de la surnature. À ce propos, la lecture du Seigneur des Anneaux a agi sur moi comme un révélateur, parce que Tolkien y emploie à plusieurs reprises des procédés fantastiques pour construire la fantasy, tout particulièrement dans le premier volume, où la densité de la Terre du Milieu me semble plus sensible que dans les tomes suivants.

En SF, j’ai beaucoup apprécié un classique comme Dune de F. Herbert, la plupart des romans du cycle de la Culture de Iain Banks, les romans cyberpunks de William Gibson et de Walter Jon Williams, Hypérion et Ilium de Dan Simmons, et La Horde du Contrevent d’Alain Damasio – bien que je ne sache pas très bien s’il faut le classer en science-fiction ou en fantasy.

En fantasy, outre l’œuvre capitale de Tolkien, j’ai beaucoup apprécié le cycle des Mythagos de Robert Holdstock, le cycle de Terremer et Lavinia d’Ursula Le Guin, Thomas le Rimeur d’Ellen Kushner, le côté sale et décalé des romans de Joe Abercrombie…
Et j’en oublie beaucoup.

Le Bibliocosme : À part la suite de « Rois du monde », avez-vous actuellement d’autres projets d’écriture ?

Jean-Philippe Jaworski : C’est déjà un gros morceau. À part Le Chevalier aux épines, je préfère ne pas tirer de plans sur la comète…

Un grand merci à Jean-Philippe Jaworski d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.