Nous voilà de retour après un très bon week-end passé au Festival des Étonnants Voyageurs de Saint-Malo. Et cette année encore, nous avons eu l’occasion de faire le plein de conférences, de projections et de dédicaces !

Le principal attrait du festival réside comme toujours dans les rencontres et projections proposés à toute heure et à différents endroits de la ville pendant toute la durée de l’événement. Dionysos et moi avons ainsi pu assister à la projection d’un intéressant documentaire sur Lovecraft projeté au théâtre Chateaubriand. Réalisé par Patrick-Marlo Bernard et Pierre Trividic en 1998, « Le cas Howard Phillips Lovecraft » revient sur les moments phares de la vie de l’écrivain avec une mise en scène originale qui nous plonge efficacement dans l’ambiance des romans du maître du fantastique. La projection était suivie d’une table ronde réunissant François Bon et Pierre Martin Gal : le premier traducteur de nouvelles et autres récits de Lovecraft, le second auteur de « La cité des Lamentations », recueil de nouvelles fortement inspirées de Lovecraft. Une conférence instructive portant sur des aspects bien précis de l’œuvre de l’écrivain.

Impossible également de passer à côté du vaste programme du Palais du Grand large qui accueillait cette année encore un très beau plateau réunissant de nombreux auteurs : Laurent Gaudé, Yahia Belaskri, Dany Laferrière, Russell Banks, ou encore Maryam Madjidi, lauréate du Prix Étonnants Voyageurs de cette année. De mon côté, j’ai pu continuer à assouvir ma curiosité sur l’Antarctique grâce à la projection du film « L’empereur » de Luc Jacquet qui nous propose d’observer les premiers mois d’un manchot dans ce milieu hostile et dangereux qu’est la banquise. Sublime !

J’ai également énormément apprécié la conférence intitulée « A la recherche des monstres perdus » consacrée au cryptozoologue Benoît Grison et animée par Jean-Luc Rivera. La cryptozoologie consiste en l’étude scientifique d’animaux dont l’existence n’a pas été prouvée : une discipline fascinante pour les amateurs de fantasy ! Le naturaliste s’intéresse par exemple aux créatures marines et explique que, bien souvent, ces créatures sont nées de l’imagination de marins qui ont confondu des animaux réels mais peu ou pas connus alors avec des sirènes (probablement des lamantins), des serpents de mer ou encore des calmars géants (un spécimen mesurant plus de dix-sept mètres de long a effectivement été découvert dans les années 1850). Il est à ce sujet intéressant de rappeler que près des deux tiers de la faune marine n’a pas encore été répertoriée… A la demande de Jean-Luc Rivera, Benoit Grison est également revenu sur d’autres créatures qui enflamment depuis longtemps du grand public. Le poulpe géant ? Son existence est source de bien des fantasmes car il s’agit d’un animal vivant en eau peu profonde et donc avec lequel des plongeurs pourraient entrer en contact. Seulement les chances pour qu’un spécimen assez énorme pour s’attaquer à un navire existe et n’ai pas encore été découvert sont bien minces. Le monstre du Loch Ness ? Probablement des phoques qui ont réussi à s’introduire dans le loch et qui ont pu faire croire à l’existence d’un monstre tapi sous l’eau. Et puis il y a le Yéti, Big Foot, ou encore les hommes sauvages. Une conférence passionnante !

Les Étonnants Voyageurs, c’est aussi un magnifique décor, celui de la vieille-ville de Saint-Malo avec ses remparts, son port… et ses mouettes ! Les différents événements proposés lors du festival se déroulant un peu partout dans la cité corsaire, nous avons une fois encore eu l’occasion de visiter certains de ses lieux emblématiques : le palais du grand large, le cinéma Vauban, l’École nationale supérieure maritime, le théâtre Chateaubriand…

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Cette année nous nous sommes montrés relativement raisonnables en terme d’achats (pour une fois !) Dionysos a cédé pour « Luna » de Ian McDonald (fortement encouragé par les critiques enthousiastes de certains amis blogueurs…) et par « Les contes du whisky » de Jean Ray. Carre, lui, s’est un peu plus laissé aller avec cinq nouvelles acquisitions : « Le dernier arbre » de Tim Gautreaux ; « Les vies multiples d’Amory Clay » de William Boyd ; « Au lieu-dit Noir-Etang » de Thomas H. Cook ; « Les coeurs déchiquetés » d’Hervé Le Corre ; et « L’oiseau du Bon Dieu » de James McBride. Quand à moi j’ai finalement craqué sur le très bel ouvrage de Benoît Grizon (« Du Yéti au calmar géant : Le bestiaire énigmatique de la cryptozoologie »).

Quelques dédicaces, aussi, notamment celle de l’album « Magellan » signé Christian Clot et Thomas Verguet, et celle de la réédition chez Alma d’un nouveau roman de Jean Ray, ici illustré par Philippe Foerster.

 

Encore un excellent salon auquel nous ne manquerons pas de participer à nouveau l’année prochaine !