Silence on zappe !

Quelques avis sur des films à l’affiche. A voir, ou pas…

 

The Lost City of Z  

The Lost City of Z  

James Gray continue son parcours sans faute avec « The lost City of Z ». On suit un homme (Percy Fawcett) qui sacrifiera sa famille, obsédé par sa quête de prouver l’existence d’une civilisation inconnue en Amazonie au début du XXe siècle. Tout, dans ce film, nous mène vers les sommets : mise en scène remarquable, décors, photographie (signée Darius Khondji), et surtout acteurs (Charlie Hunnman, Sienna Miller, Robert Pattinson). Le film renoue avec les grands films d’aventure produit par le Hollywood de la grande époque. Cette quête existentielle nous envoute et nous émeut. Passionnant ! L’un des grands films de ce premier trimestre.

Note 4.0

 
 

Paris pieds nus

Paris pieds nus

Il ne faut pas grand chose à ce duo détonnant pour nous faire glisser dans leur univers burlesque, absurde, décalé, avec des références qui sautent aux yeux (Tati, Etaix, Chaplin, Peter Sellers, aussi, celui de « The party » et des « Inspecteur Clouzeau »). Pas étonnant non plus de trouver Pierre Richard au générique du film d’Abel et Gordon. Ici tout est bon pour jouer sur les contrastes, les petites banalités de la vie qui vous enquiquinent, le tout saupoudré d’une poésie mélancolique. Il faut accepter ce ton revendiqué sinon le film pourra paraître naïf et bien léger. Mais voir Paris filmé de façon originale et revoir une dernière fois la grande Emmanuelle Riva vaut bien de toute façon cette ballade à « Paris pieds nus ».

Note 3.0

 
 

Chacun sa vie

Chacun sa vie

Un Lelouch pur jus : irritant par instant, puis capable de venir vous cueillir dans l’émotion le suivant, le tout avec un casting impressionnant que Lelouch filme avec amour et bienveillance. Mais ce casting est aussi malgré lui le point faible du film. Trop d’histoires qui s’entrechoquent, de personnages secondaires qui ne servent à rien. Pourtant « Chacun sa vie » mérite le ticket, ne serait-ce que pour voir Johnny Hallyday une nouvelle fois épatant et plein d’humour (après le Rock N’Roll de Guillaume Canet), pour s’émouvoir devant Eric Dupont-Moretti, épris d’amour pour Béatrice Dalle en prostituée attachante, ou pour admirer Marianne Denicourt, femme courage devant son mari alcoolique et infidèle. Comme d’habitude aussi, la musique est omniprésente, sûrement trop, encore une fois. On ne se refait pas, Lelouch alterne comme souvent le chaud et le froid.

Note 2.5