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Titre : En Pleine Ombre
Série : Trees, tome 1
Auteur : Warren Ellis
Dessinateur : Jason Howard
Éditeur : Urban Comics (Indies)
Date de publication : 16 octobre 2015

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Synopsis : Cela fait maintenant dix ans qu’ils ont atterri. Ils sont présents sur toute la surface du globe. Depuis, rien. Aucun contact. Ils se tiennent là, profondément enracinés tels des arbres d’une espèce extra-terrestre. Dix ans qu’ils maintiennent cette pression silencieuse sur notre monde, sur notre activité, indifférents à notre présence. Cela fait dix ans que nous avons découvert la présence d’une autre forme de vie dans l’univers, mais cette forme de vie n’a jamais reconnu notre existence en tant qu’espèce intelligente, voire vivante…

Note 4.0

Il y a dix ans. Ils ont atterri. Dans le monde entier. Comme s’il n’y avait personne. Et ils n’ont rien fait. Aucune communication. Comme s’il n’y avait jamais eu personne ici. Rien en-dessous d’eux.

A l’instar de l’excellent Premier Contact de Denis Villeneuve sorti il y a peu sur nos écrans, Trees relate la venue sur Terre d’une race extraterrestre qui ne semble nullement décidée à nous chercher noise. Point de vilain envahisseur ici mais des arbres aussi placides que gigantesques qui sont venus s’enraciner ça et là sur notre bonne vieille Terre. Hormis cette apparition impromptue qui a provoqué force catastrophes écologiques et humaines, rien ne semble émaner de cette étrange canopée. Pas depuis ces dix dernières années du moins.

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Dans cette nouvelle oeuvre, le scénariste Warren Ellis (Transmetropolitan entre autres) s’emploie à faire suivre à son lecteur l’histoire de plusieurs personnages en différents points du globe dans une société qui a appris à vivre avec la présence des arbres. Chacun d’eux perçoit l’arrivée de ceux-ci d’une façon propre et en tire profit différemment. A travers cette galerie de personnages Ellis développe des thèmes multiples, brossant ainsi le portrait peu brillant d’une société sur le déclin : géopolitique, sciences, transexualité et divers autres thèmes sont au programme de ce premier volume.

Ces récits ne font pour le moment qu’esquisser les profils des personnages par le peu d’informations qui est divulgué. En effet, à l’issue de ce premier volume, on en sait encore bien peu sur chacun des protagonistes, mais tous promettent d’être intéressants à suivre.Par ailleurs, ce qui fait le charme de ce récit, c’est aussi le fait que, si personne ne semble y voir goutte, le lecteur, lui, décèle le changement, ressent mieux que tout personnage interne au récit qu’il s’agit là d’une invasion et que la menace existe bel et bien, latente, enfouie dans le sol terrien.Afficher l'image d'origine

Cette impression est parfaitement illustrée par la couverture de Jason Howard : si rien n’a changé en surface, c’est bien dans les abîmes de la Terre, et de la société sans nul doute, qu’une forme de mal se répand. Aussi la couverture est-elle à l’image du travail de Jason Howard, excellent avec un trait vif et, si on l’apprécie, très marqué. Le trait est fort mais sied tout à fait à cette société nouvelle et torturée. A chaque personnage correspond une gamme de couleurs particulières. Sont enfin à noter des effets de perspective qui méritent d’être soulignés.

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Warren Ellis et Jason Howard nous délivrent ici une introduction particulièrement réussie : ne sont dévoilées que les bribes d’un scénario qui promet d’être passionnant et quelques aspects seulement de nombreux personnages. Vivement, donc, la sortie du prochain tome. Bon, en fait, il est déjà sorti. Je me hâte.

Voir aussi : Tome 2