Je vous écrit dans le noir

Titre : Je vous écris dans le noir
Auteur : Jean-Luc Seigle
Éditeur : Flammarion (Littérature française) / J’ai Lu
Date de publication : 7 janvier 2015
Récompenses : Grand Prix des lectrices de Elle 2016

Synopsis : 1961. Après avoir vu La Vérité de Clouzot, inspiré de sa vie et dans lequel Brigitte Bardot incarne son rôle de meurtrière, Pauline Dubuisson fuit la France et s’exile au Maroc sous un faux nom. Lorsque Jean la demande en mariage, il ne sait rien de son passé. Il ne sait pas non plus que le destin oblige Pauline à revivre la même situation qui, dix ans plus tôt, l’avait conduite au crime. Choisira-t-elle de se taire ou de dire la vérité ? Jean-Luc Seigle signe un roman à la première personne où résonnent les silences, les rêves et les souffrances d’une femme condamnée à mort à trois reprises par les hommes de son temps.

Note 4.0

Je crois qu’on ne peut mourir que d’être désaimé. Et ça, ce n’est pas mourir d’amour, c’est même l’inverse.

«En vieillissant, les hommes pleurent » m’avait déjà marqué : « Je vous écrit dans le noir » m’a tout autant ému.

Pauline Dubuisson et son terrible destin. Cette femme humiliée, tondue à la libération et violée de nombreuses fois qui va devenir le bouc émissaire de la justice française. Jean-Luc Seigle lui donne la parole et elle est d’une force émotionnelle en tout point remarquable. Quand le sort s’acharne, que faire ? Certes, le crime a été commis, mais la justice de l’époque ne lui a pas laissé la moindre circonstance atténuante. Ça vous prend aux tripes, on est bouleversé par cette femme qui ne cherchait qu’a vivre, tout simplement.

Vous pouvez voir ou revoir la libre adaptation qu’en a fait Henri-Georges Clouzot en 1960, ce que j’ai fait (avec un casting incroyable : Brigitte Bardot, Sami Frey, Paul Meurisse, Charles Vanel, Louis Seigner, Marie-José Nat). Si le film s’éloigne de la personnalité de Pauline Dubuisson (ce qu’on peut lui reprocher), il est tout de même remarquable.

Quelle terrifiant et magnifique portrait de femme !