Fils-des-brumes, tome 1

Titre : L’empire ultime
Cycle : Fils-des-brumes, tome 1
Auteur : Brandon Sanderson
Éditeur : Orbit / Le livre de poche
Date de publication : 2010/2011
Récompenses : Prix Elbakin 2010 (meilleur roman étranger)

Synopsis : Vin ne connaît de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel, les pluies de cendre et le regard d’acier des Grands Inquisiteurs. Depuis plus de mille ans, le Seigneur Maître gouverne les hommes par la terreur. Seules les nobles pratiquent l’allomancie, la précieuse magie des métaux. Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un projet fou : renverser l’Empire.

Note 4.0

Tu es ce qu’on appelle généralement une Fille-des-brumes. Mêmes parmi les nobles, c’est incroyablement rare. Alors parmi les skaa… Cela veut dire que tu es quelqu’un de totalement unique. Que tu possèdes un pouvoir que la plupart des nobles de haut rang t’envieraient. Si tu étais née aristocrate, ce pouvoir aurait fait de toi l’une des personnes les plus dangereuses et les plus influentes de tout l’Empire Ultime. Mais tu n’es pas née aristocrate. Tu n’es pas obligé de te conformer à leurs règles. Et ça te rend encore plus puissante.

 

Après un peu d’hésitation me voilà lancée à la découverte de la conséquente trilogie de Brandon Sanderson, auteur américain qui bénéficie aujourd’hui d’une excellente réputation dans le monde des littératures de l’imaginaire (au point que ce monsieur s’est récemment vu confier la lourde tâche de terminer le cycle « La roue du temps » de feu Robert Jordan, rien que ça !). Premier constat après la lecture de ce premier tome de « Fils-des-brumes » : tous les éloges qu’a pu recevoir l’auteur sont parfaitement justifiés. Cela faisait bien longtemps qu’une série de fantasy ne m’avait pas autant enthousiasmée et transportée au point de ne pouvoir lâcher le roman des heures durant. Dès les premières pages, c’est un véritable plaisir de se laisser embarquer dans l’univers de Sanderson, monde en pleine dégénérescence régi par un roi immortel et dans lequel le peuple skaa se voit forcé de subir depuis des siècles la tyrannie des nobles. C’est dans ces circonstances qu’un homme va mettre au point le projet fou de renverser l’Empire Ultime en montant le casse du siècle en compagnie d’une bande de voleurs tous experts en leur domaine. Au programme : intrigues de cours, machinations politiques, combats d’allomancie, amitié, trahison…, bref, pas de quoi s’ennuyer !

Souvent présenté comme un Ocean’s Eleven version fantasy, ce premier volume de plus de 900 pages réunit tous les ingrédients idéaux pour faire un roman d’aventure palpitant. L’univers, tout d’abord, séduit rapidement par sa simplicité et son originalité, bien que l’auteur ne nous en donne ici qu’un petit aperçu puisque l’essentiel de l’action se déroule pour ce premier tome dans la ville de Luthadel. Le système de « magie » élaboré est également l’un des principaux points forts du roman dans lequel le lecteur se familiarise très vite avec l’allomancie, pouvoir héréditaire impliquant la combustion de métaux afin d’acquérir des pouvoirs particuliers (l’étain pour affiner ses sens, le laiton pour apaiser les émotions…) dont Brandon Sanderson nous détaille par le menu le fonctionnement sans jamais ennuyer le lecteur qui découvre avec fascination ce système ingénieux et cohérent. Les personnages, enfin, tirent eux aussi sans mal leur épingle du jeu, qu’il s’agisse de Kelsier, voleur de génie charismatique, de Vin, jeune fille débrouillarde et attachante, sans parler de Brise, Ham, Sazed…, autant de personnages que vous ne risquez pas d’oublier de si tôt.

 

Avec ce premier tome des « Fils-des-brumes », Brandon Sanderson frappe fort et nous offre un roman d’une qualité rare et qui n’est pas sans rappeler, dans une moindre mesure, l’exceptionnel « Salauds Gentilshommes » de Scott Lynch (qui compte d’ailleurs parmi les amis de l’auteur). Me voilà conquise, sans réserve aucune. Lisez-le !

Voir aussi : Tome 2 ; Tome 3

Autres critiques : Blackwolf (Blog-o-livre) ; Jean-Philippe Brun (L’ours inculte) ; Ptitelfe (Le blog de Ptitelfe)