Descender 1 Etoiles de métal

Titre : Étoiles de métal
Série : Descender, tome 1
Scénariste : Jeff Lemire
Dessinateur : Dustin Nguyen
Éditeur : Urban Comics (Urban Indies) (fiche officielle)
Date de publication : 29 janvier 2016 (2015 en VO chez Image Comics)

Synopsis : La Galaxie se remet péniblement du traumatisme causé par l’apparition, il y a dix ans, des Récolteurs, des robots de la taille d’une planète qui préfigurèrent la révolte des machines contre les Hommes. C’est dans cet univers en pleine reconstruction, qui a depuis appris à haïr le genre mécanique, que s’éveille Tim-21. Sans le savoir, le petit droïde cache dans ses circuits imprimés l’héritage et es véritables intentions des Récolteurs. Un secret dont tous les gouvernements de la galaxie rêveraient de s’emparer.

Note 4.5

Ah non Tim, je suis ton créateur et concepteur, mais ça ne fait pas de moi ta famille. Tu n’as pas de vraie famille. Tu n’es pas vivant, tu comprends cela, n’est-ce pas ?

Étant assez peu sorti encore des grands classiques de super-héros de bande-dessinée américaine, c’est avec un oeil un peu profane que je me suis plongé dans la nouvelle série de Jeff Lemire (Essex County, American Vampire, Green Arrow) et Dustin Nguyen (Batman, Superman, Little Gotham). A un prix de lancement plus qu’attractif, il serait d’ailleurs dommage de se priver d’un tel petit bijou.


L’histoire prend place dans le cadre du CGU, le Conglomérat Galactique unifié, rassemblant en son sein 9 planètes et ses populations. Êtres organiques et robots y vivent en paix jusqu’à l’arrivée inopinée de 9 gigantesques robots qui attaquent les planètes, tuant des milliards d’habitants. Après ce bref prologue qui voit les robots désormais honnis et détruits à l’occasion de « bot-groms », c’est très rapidement l’histoire de Tim-21, petit robot aux traits de petit garçon, qui semble étrangement lié à ces « moissonneurs », que le lecteur est appelé à suivre dans Descender. Ce lien fait de Tim-21 un enjeu crucial pour de nombreux groupes et individus plus ou moins fréquentables, et plutôt moins que plus. Un petit personnage d’une humanité désarmante, qui n’est pas sans rappeler d’ailleurs le petit Astro de Naoki Urasawa dans Pluto, auquel on s’attache dès les toutes premières pages. Un héros mécanique qui s’avère déjà plus humain que les humains eux-mêmes.

Cette sensibilité est enfin exacerbée par la superbe mise en image de ce premier tome par Dustin Nguyen, tout en aquarelle, renforçant la douceur du petit personnage dans un monde rongé par la violence. Le trait est fin, les couleurs sont douces à souhait que le dessinateur porte son choix sur la couleur, le noir et blanc ou la monochromie.

C’est donc une série pleine de promesses qui s’ouvre ici et il n’est guère de prétexte pour vous empêcher de tenter une aventure de cette qualité et à ce prix !

Voir aussi : Tome 2

Autres critiques : Kameyoko (Fant’Asie))