Comment faire fortune en juin 40

Titre : Comment faire fortune en juin 40
Auteur : Laurent Astier, Fabien Nury, Xavier Dorizon. Librement adapté de Sous l’aile noire des rapaces de Pierre Siniac
Éditeur : Casterman
Date de publication : 23 septembre 2015

Synopsis : Juin 1940. La France est en guerre depuis dix mois, et vient de s’en apercevoir. Après moins d’une semaine de « Blitzkrieg », les Nazis sont aux portes de Paris. Depuis 1939, la Banque de France, anticipant sans doute une brillante victoire de l’armée nationale, a prudemment évacué l’intégralité de ses réserves d’or loin de la capitale. A Paris, tous les coffres sont vides… Ou presque. Deux tonnes qu’un fourgon blindé doit transférer en urgence de Paris à Bordeaux. Sauf que Franck Popp et Ange Sambionetti ont un autre plan pour la tirelire. Deux tonnes d’or sur les routes, au milieu du bordel ambiant, un complice dans le fourgon, deux autres dehors avec eux. C’est parti ! A eux cinq, ils vont braquer la Banque de France

Note 4.0

Aaah… J’adore les guerres ! Les guerres sont toujours pleines d’opportunités !

Un casse en plein exode 40, forcément, y a plus simple. Mais l’appât du gain vaut bien une prise de risque !

Attachez vos ceintures car « Comment faire fortune en Juin 40 » secoue gravement. La BD est richement référencée : un brin de cinoche français (celui d’Audiard, de Lautner, de De La Patellière), un autre d’américain (Aldrich, Frankenheimer, Sturges), des vraies gueules pour le grand écran réduites pour des petites cases de BD… Qu’importe ! Le quatuor Astier, Nury, Dorison et Laurence Croix pour les couleurs mènent cela avec un sens évident de l’action et du rebondissement. Comme disait le grand Bernard Blier dans «Les Tontons flingueurs » : « Moi quand on m’en fait trop j’correctionne plus, j’dynamite… j’disperse… et j’ventile… ». Nos quatre malfrats le font sans le moindre remord. Et comme c’est fait avec un rythme effréné et un brio certain, on adhère à cette équipée drôlement motivée.

Une BD jouissive et bien distrayante. Merci aux Éditions Casterman et à Babelio pour cet excellent moment.