Lancelot 4 Arthur

Titre : Arthur
Série : Lancelot, tome 4
Scénariste : Olivier Péru
Dessinateur : Alexe
Éditeur : Soleil (Soleil Celtic) (fiche officielle)
Date de publication : 26 mars 2014

Synopsis : Lancelot, Arthur, Guenièvre et tous les braves de la Table Ronde entremêlent leurs destins pour jouer l’acte final de leur tragédie. La guerre est aux portes de Camelot, la trahison et la rumeur rôdent autour de la Table Ronde, le secret de Lancelot est menacé… le rêve d’un monde de paix disparaît.
L’amour, la fidélité et le courage ne suffiront pas à faire obstacle à la colère de Morgane et de son fils. La légende exige un tribut de sang. Les épées doivent être brandies encore une fois.
Une dernière fois.

Note 2.0

Amour et magie t’ont donné naissance… Que le sang te donne maintenant force et volonté. Ton heure est venue… Lève-toi, Mordred. Mon fils, mon Roi.

Et voici que s’avance le quatrième et dernier tome de la série « Soleil Celtic » dédiée au fameux héros versatile des légendes arthuriennes, Lancelot. Les trois premiers tomes ont été un peu en dents de scie, mais le fait de construire dès le départ une série en quatre épisodes bien calibrés faisait naître des espérances intéressantes quant à sa conclusion.


La première grosse partie de cet opus se passe dans le monde des rêves, qui se trouve être drôlement bien pratique pour faire causer tout le monde d’un coup alors qu’ils se trouvent à des endroits bien différents. C’est ainsi que Lancelot croise Merlin, Arthur, Guenièvre et Morgane, notamment. Dans la suite, de même, la magie soutient le monde arthurien, ok, c’est normal, mais là tout est d’une facilité déconcertante pour Morgane… et en plus Mordred devient l’enjeu ultime de tout ce que le monde peut contenir de magie, c’est un petit peu trop d’un coup, à mon humble avis.

Toutefois, le plus difficile à accepter ici, c’est de se voir confirmer que cette courte série a définitivement perdu sa cohérence. Pourquoi l’appeler toujours « Lancelot » alors que ce n’est plus forcément le personnage principal ? Pourquoi appeler ce tome conclusif « Arthur », alors que celui-ci est des plus passifs ?

La dualité homme-femme du personnage de Lancelot, plutôt bien utilisée jusque là, prend une tournure très dérangeante quand la femme est constamment (de manière très très répétée) associée à la faiblesse, à l’ignorance et à la honte. Certes, nous sommes dans une société médiévale-fantastique, mais quand même c’est franchement gros et dérangeant, encore une fois.

Enfin, du côté des dessins, rien de grave à signaler, saluons plutôt le travail sur les expressions des visages et des corps (notamment les poitrines toujours bien généreuses), avec des décors un peu plus fuyants peut-être que précédemment.

C’est donc la déception qui prime dans cet ultime tome de la série Lancelot après une idée de départ vraiment originale et un troisième tome qui avait légèrement relevé le niveau global.

Voir aussi : Tome 1 ; Tome 2 ; Tome 3

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