John Carter Affiche

Titre : John Carter (John Carter of Mars)
Réalisateur : Andrew Stanton
Acteurs principaux : Taylor Kitsch, Lynn Collins, Samantha Morton, Willem Dafoe, Thomas Haden Church
Budget : 250 M$
Date de sortie française : 7 mars 2012
Livre original : La princesse de Mars, d’Edgar Rice Burroughs

Synopsis : Tiré du premier livre du « Cycle de Mars » d’Edgar Rice Burroughs, le film raconte le fascinant voyage de John Carter, qui se retrouve inexplicablement transporté sur Barsoom, au cœur d’une guerre mystérieuse entre les habitants de la planète. Parmi tous les êtres étranges qui peuplent cet univers, il fera la connaissance de Tars Tarkas et de la captivante princesse Dejah Thoris. Dans ce monde sur le point de disparaître, Carter va découvrir que la survie de Barsoom et de son peuple est entre ses mains…

Note 1.0

Par curiosité mal placée, j’ai eu le malheur de visionner le film John Carter, datant de 2012. Une fois n’est pas coutume, une seule vue suffira à me faire un avis, sûrement trop tranché, mais tant pis. En gros : John Carter, ou comment Disney peut-il dénigrer autant Edgar Rice Burroughs ?

En effet, quel piteux résultat que ce film à gros budget ! En fait, ce John Carter répond à la question : comment Disney peut-il dénigrer un maximum Edgar Rice Burroughs ? Eh bien, en produisant ce long-métrage, évidemment.
– avec un tel budget (250 M$ !) et un tel réalisateur, on aurait espéré déjà un certain niveau d’effets spéciaux. Or, les mini courses-poursuites donnent envie de vomir et l’incrustation de Woola est complètement ratée.
– avec une telle œuvre de départ, on aurait pu espérer un scénario en béton. Or, ici, tout est convenu, on devine tout par avance et, à part les premières scènes sur les Tharks qui sont bien menées, l’ensemble du film apparaît franchement peu fouillé. Un exemple tout simple sur la cohérence à tenir : Sarkoja, à peine nommée dans les dialogues, a quelques scènes d’affrontement avec Sola, mais jamais il n’est expliqué pour quelle raison !
Et puis, mince quoi ! Arrêtez, s’il vous plaît, de comparer cette piteuse réalisation aux films Star Wars, et surtout (surtout !) aux films du Seigneur des Anneaux !

Passons aux acteurs. Ce genre de blockbuster est fait pour mettre en avant de jeunes acteurs talentueux et des seconds couteaux revanchards, mais là franchement le duo de tête Kitsch-Collins est risible et ça m’a dépité d’aller jusqu’au bout du film. De la même façon, on se demande combien était payé Daryl Sabara pour jouer de cette façon. En revanche, saluons les seconds rôles qui eux au moins mettent en lumière de très bons acteurs : Dominic West et Mark Strong sont des habitués et se défendent efficacement ; Ciaran Hinds et James Purefoy, têtes d’affiche de la série Rome, se font eux trop rares pour l’instant et nous pouvons nous questionner simplement « comment se sont-ils retrouvés là, les pauvres ? ». On pourrait dire de même pour des noms pourtant ronflants comme Willem Dafoe ou Bryan Cranston ! Le casting secondaire était quand même sacrément prestigieux.

En conclusion, il y a je pense deux écoles : soit on connaît bien l’œuvre d’Edgar Rice Burroughs et on ne peut décemment pas cautionner une telle adaptation, soit on découvre l’univers avec ce film et ça ne donne vraiment pas envie de s’y plonger !

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