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Parvenir à Nancy par la route ou par les rails pour ce weekend des 11, 12 et 13 septembre est déjà une aventure. Les courageux qui auront opté pour la première solution vont devoir affronter avec courage et patience feux rouges (en grand nombre) ainsi qu’une forte affluence sur les routes et dans les parkings. Les seconds sont à peine moins chanceux, car voilà que la SNCF se décide à entreprendre des travaux en gare de Nancy, le manque d’insultes et de commentaires désobligeants probablement…


Tout cela mis de côté, c’est avec soulagement et curiosité que le chaland découvrira les trois chapiteaux posées sur la place des Carrières, mis en beauté pour la seule fois de l’année. De fait, ce petit village temporaire est fort sympathique et offre quelques commodités : des livres, des livres, des livres, What else ? De quoi se restaurer (bon c’est vrai qu’il a de quoi faire ne serait-ce qu’à la rue des Maréchaux qui se trouve à deux pas, ou mieux encore : sur la place saint Epvre, joyau méconnu), une radio avec émissions en direct et quelques camelots qui nous offrent de quoi transporter les livres contre un logo publicitaire complètent le tableau.

Combien d’initiés vous diront : « Pff… le Livre sur la Place ! Un événement majeur de la rentrée littéraire, c’est sympa, mais il y a trop de monde. Si tu veux avoir une chance de voir quelqu’un sans prise de tête, vas-y le vendredi. ». Et bien ne les écoutez pas ! Restez chez vous ou allez à Metz, vous y découvrirez moins de livres, mais une ville plus sympa !

D’un autre côté, tenter l’aventure le vendredi vous épargnera la chaleur, l’agoraphobie, une horde d’imbéciles en goguette (« Oh, Amélie Nothomb ! C’est elle et son chapeau… Chérie, stop, on prend des photos ! »). En fait, pour être franc, ces inconvénients sont moins pénibles le vendredi que les deux jours suivants. Car samedi, c’est encore pire (sauf à venir le matin entre 10H et 12H et vers 14H histoire de choper ceux qui lèvent tôt et ceux qui déjeunent tôt) et le dimanche, c’est une partie de plaisir inénarrable (caractérisée par la foule démentielle et des auteurs déjà sur le départ, « Vous comprenez, mon TGV n’attend pas… »).

Le vendredi il y a moins de monde, mais peu d’auteurs, à l’exception notable de Daniel Picouly (chargé d’assurer la présidence), d’Amélie Nothomb et de Jean-Pierre Coffe (bon d’un autre côté il est du 54 celui-là, aucun mérite) pour les célébrités. Pour les autres : Françoise Chandernagor, Michel Cymes, Michel Bussi, Jean-François Kahn, Pierre Pevel, Eric-Emmanuel Schmitt, Franck Thilliez (et dire que la SNCF fait de la publicité pour Pandemia, son petit dernier), Jean Teulé, Zoé Shepard (absolument débordée sur son lieu de travail manifestement) et tant d’autres… il faudra attendre !

Le stand Album tire son épingle du jeu et il est bien le seul. Des auteurs, il y en a quelques-uns qui vous regardent désespérément (« Achetez mon précieux, s’il vous plait ! ») ou de manière hautaine (« Ah, encore un(e) touriste qui fait semblant d’aimer le livre, mais pas les miens pff ! ») mais le compte est loin d’approcher celui de la liste annoncée. Pas de chance, il faudra donc attendre samedi ou dimanche pour faire main basse sur autant de sésames dédicacés. Et encore une petite lettre vous indiquera quand l’intéressé(e) sera présent… Ceux qui restent là deux jours sont rares, alors il faudra s’armer de patience…

Prêts à tenter l’aventure ? Il faudra attendre 2016 ! Plus qu’à espérer que les organisateurs soient plus soucieux de donner à cet événement une âme quelque peu sacrifiée au profit de cette volonté de battre un record (180 000 personnes quand même pour 2015) !