Amnesia

Titre : Amnésia
Scénario : Barbet Schroeder, Emilie Bickerton, Peter F. Steinbach, Susan Hoffman
Réalisateur : Barbet Schroeder
Acteurs principaux : Marthe Keller, Max Riemelt, Bruno Ganz, Corinna Kirchhorff, Joël Basman
Date de sortie française : 19 aout 2015

Synopsis : Ibiza. Début des années 90, Jo a vingt ans, il vient de Berlin, il est musicien et veut faire partie de la révolution électronique qui commence. Pour démarrer, l’idéal serait d’être engagé comme DJ dans le club L’Amnesia. Martha vit seule, face à la mer, depuis quarante ans. Une nuit, Jo frappe à sa porte. La solitude de Martha l’intrigue. Ils deviennent amis alors que les mystères s’accumulent autour d’elle : ce violoncelle dont elle ne joue plus, cette langue allemande qu’elle refuse de parler… Alors que Jo l’entraîne dans le nouveau monde de la musique techno, Martha remet en question ses certitudes…

Note 1.5

Tu parles allemand, maintenant ?

Martha vit presque recluse sur les hauteurs de Djerba. Un jour, un jeune compatriote musicien allemand débarque dans la maison voisine. Très vite, ils deviennent amis, mais Martha refuse de parler de tout ce qui à trait à l’Allemagne.

Barbet Schroeder (« Barfly », « Le mystère Von Bulow ») revient sur l’ile ou se situait l’action de « More ». Et au vu de cet « Amnésia », on peut bien se demander pourquoi ! Tout sonne faux dans ce film ou presque. Plusieurs scènes frôlent le ridicule (la partie de pêche, la soirée en boite de nuit). D’autres sont juste là en attendant la « grande scène du film » (Bruno Ganz, témoignant devant sa famille et Martha de la barbarie nazie). Pourtant avec un tel sujet, il y avait de quoi rendre cette histoire passionnante. Faire son devoir de mémoire pour que les jeunes générations allemandes n’oublient pas ce qu’a fait le nazisme. Mais autant « Le labyrinthe des silences » abordait un peu le même thème avec une bien meilleur efficacité, autant le film de Schroeder n’arrive jamais à nous émouvoir.

Heureusement, pour nous consoler, il reste les belles images de Luciano Tovoli et la lumineuse Marthe Keller. Un peu juste pour sauver un film très décevant.

À éviter 1.5 2.0