Injustice Année 2 1ère partie

Titre : Année 2, 1ère partie
Série : Injustice, tome 3
Scénariste : Tom Taylor
Dessinateur : Bruno Redondo et Mike S. Miller
Éditeur : Urban Comics (Urban Games) (fiche officielle)
Date de publication : 28 août 2015 (2014 en VO chez DC Comics)

Synopsis : La guerre est déclarée entre fidèles et dissidents au régime totalitaire instauré par l’Homme d’acier, et chacun doit à présent choisir son camp. Avec la disparition d’Arrow et un Batman hors-jeu, Black Canary tente tant bien que mal de rassembler sa propre équipe. Mais tandis que sur Terre, la poigne de fer de Superman se resserre, aux confins de la galaxie, une autre menace s’éveille.

Note 3.5

Le gardien Ganthet – Quelque chose t’amuse, Guy Gardner ?
Guy Gardner – Vous pensez vraiment que Superman essaye de dominer le monde ?
– Nous observons de loin, mais nous sommes préoccupés par ses derniers actes. Il semble ignorer la volonté de plusieurs nations souveraines.
– On parle du même type, hein… ? Une cape rouge, de belles dents… qui doit appeler sa mère deux fois par jour…
– Oui.
– Oui. Désolé. Je crois que votre omniscience déconne. C’est le rêve américain personnifié. Ce n’est pas un type qui rit comme un dément en démolissant une bonne sœur à coups de chiot.

La saga Injustice (Les Dieux sont parmi nous), préquelle au jeu vidéo éponyme très orienté « baston », poursuit sur sa deuxième année, toujours selon le travail de Tom Taylor.

Des têtes sont tombées, d’autres sont gravement blessées et certaines très importantes vont continuer à sombrer. Voilà le topo, aussi simple que cruel à l’abord de cette Année 2 du règne de Superman sur l’univers divergent d’« Injustice ». Après cette première année très « Justice League » finalement, il était temps de faire entrer en scène l’aspect cosmique (et pas du tout comique en l’occurrence) de l’univers DC : la guerre galactique pourrait approcher à grands pas !

Tom Taylor poursuit son travail intelligemment en retravaillant des personnages à la source et en sacrifiant sans remords d’autres pourtant si tentants. Il continue à tendre les relations entre les personnages au maximum et de donner sa propre vision de chacun d’eux : ainsi, nous retrouvons un Commissaire Gordon plus couillu que jamais, des Green Lantern humains comme extraterrestres comme on les aime et bien d’autres encore.

Les différences graphiques se font moins sentir que dans le précédent tome, avec surtout Bruno Redondo au dessin, une ou deux fois secondé par Mike S. Miller ce coup-ci. On trouvera encore les visages caricaturaux, mais les traits amples permettent au moins des positions épiques, ce qui colle à la thématique de la série.

Un tome puissant de ce début d’Année 2 d’Injustice ! On nous donne l’impression que c’est terriblement simple de supprimer ou de modifier des personnages, et pourtant cela tient suffisamment la route pour se suffire à lui-même, c’est là l’essentiel pour être bien tenté par la suite.

Voir aussi : Année 1, 1ère partie ; Année 1, 2ème partie

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