Spider-Man par J. Michael Straczynski 1

Titre : Spider-Man par Joe Michael Straczynski, tome 1
Série : Spider-Man par Joe Michael Straczynski, tome 1
Scénariste : Joe Michael Straczynski
Dessinateur : John Romita Jr.
Éditeur : Panini Comics (Marvel Icons) (fiche officielle)
Date de publication : 23 avril 2014 (2002 en VO chez Marvel Comics)

Synopsis : Cet imposant album vous propose le début de la prestation de J Michael Straczynski. Une véritable révolution dans l’univers de Spider-Man ! Un mystérieux individu nommé Ezekiel bouleverse la vie de Peter Parker et remet en question l’origine même des pouvoirs de Spidey. Tante May, quant à elle, va faire une surprenante découverte. Egalement au sommaire, un épisode marquant dans lequel Spider-Man fait face aux événements du 11 septembre 2001.

Note 3.5

Les pouvoirs totémiques remontent à la nuit des temps. Et ils sont inscrits dans notre mémoire collective.
Demande à un shaman ou à un prêtre égyptien… à Ève quand le serpent lui a parlé. On a créé des légendes, on met des masques. On construit des statues et on dit des prières pour se souvenir.
Se souvenir que quand le monde était jeune, de grandes puissances existaient sur terre qui formaient des ponts entre les humains et les autres espèces.

Une fois n’est pas coutume, un saut de ma part du côté des publications Marvel récentes chez Panini Comics a été rendu possible par cette nouvelle édition du run de Joe Michael Straczynski sur le personnage de Spider-Man. Cette première intégrale volumineuse cherche à capitaliser sur le travail du scénariste, largement reconnu pour ses arcs concernant le Tisseur.

Joe Michael Straczynski démarre fort pour sa refonte du personnage, avec un nouvel antagoniste et une nouvelle mythologie. Les deux lui sont annoncés par le mystérieux Ezechiel qui vient nous raconter que l’étendue des pouvoirs de l’Homme-Araignée est bien différente de ce qui était théorisé jusqu’à maintenant. Sans être un spécialiste de Spider-Man, une telle histoire est motivante car les auteurs tentent de redéfinir des concepts originels du personnage et n’hésitent ni à mettre en danger son identité secrète, ni à le placer face à de la véritable violence physique. Peter Parker est un personnage jeune et désinvolte perdu dans un monde visiblement trop vaste pour ses capacités à mûrir, ce run de Joe Michael Straczynski montre bien qu’il a énormément de choses à apprendre encore, et le sortir de New York, au besoin, n’est pas un luxe.

Du côté du dessin, nous avons affaire à un John Romita Jr. très reconnaissable et plutôt en très bonne forme. Son style sied plutôt bien aux toiles et aux envolées du Tisseur. Il nous en fait un héros fun et attachant, comme il se doit. C’est sûrement ce que représente le plus Spider-Man : un personnage plein de jeunesse, qui saute partout et dont le graphisme doit faire transparaître sa fragilité mais aussi son amusement constant de situations tragiques pour les dédramatiser. L’absence de découpage gêne beaucoup moins l’appréhension des épisodes dans ce volume Marvel Icons du fait même que nous y trouvons la création d’un même scénariste et d’un même dessinateur tout du long.

Notons que se trouve également au sommaire un épisode marquant dans lequel Spider-Man fait face aux événements du 11 septembre 2001, épisode qui reste avant tout un hommage aux personnes ayant sauvé des vies ou perdu la leur pour en sauver, ce qui rentre tout à fait dans la dynamique de super-héros dont a, semble-t-il, besoin la civilisation occidentale au début des années 2000.

La collection Marvel Icons de Panini Comics se lançait avec ce Spider-Man par Joe Michael Straczynski, c’est un pari plutôt réussi car cet arc méritait d’être republié, vu qu’il nous narre l’essence même du personnage de Peter Parker, jeune et désinvolte, puissant mais perdu et, enfin, pourtant tellement bien entouré.