Je suis mort mais j'ai des amis

Titre : Je suis mort mais j’ai des amis
Scénario : Guillaume Malandrin et Stéphane Malandrin
Réalisateur : Guillaume Malandrin et Stéphane Malandrin
Acteurs principaux : Bouli Lanners, Wim Willaert, Serge Riaboukine, Lyès Salem, Jacky Lambert, Eddy Leduc
Date de sortie française : 22 juillet 2015

Synopsis : Quatre rockers barbus, chevelus — et belges — enterrent le chanteur de leur groupe. Par amitié et pour se prouver que rien ne peut les arrêter, ils décident de partir en tournée à Los Angeles avec ses cendres. La veille du départ, un militaire moustachu se présente comme l’amant de leur ami. Leur voyage prend un tour pour le moins inattendu…

Note 3.5

Saboter les funérailles de son frère c’est un truc de malade mental, alors tu sais quoi ? Je vais venir chez toi et te démonter la gueule !

Un cinéma décalé, volontairement barré. L’amitié, des grandes gueules, des soirées arrosées et tout ce qui s’ensuit : le film des frères Malandrin en est bourré (rires). On pense au cinéma de Delépine et de Kervern (d’ailleurs l’affiche fait penser à « Mammuth »). Des rencontres aussi improbables que drôles, des acteurs déjantés (formidables Bouli Lanners et Wim Willaert) : ce film là n’est pas fait pour les tièdes mais plutôt pour les sanguins, ceux qui aiment prendre les chemins de traverse. Ça gueule (et ça dégueule) ! Le respect de la parole donnée, l’hommage au « Poto » parti subitement. Mais sous l’humour se teintent des personnages touchants car ces barbus là sont drôlement attachants. Une poésie (oui, oui) qui vient vous cueillir entre deux rires, à l’image du titre. Ce road-movie mérite qu’on s’y embarque illico !

Une nouvelle preuve de la belle vitalité du cinéma belge.