La femme du tableau

Titre : La femme au tableau
Scénario : Alexi Kaye Campbell
Réalisateur : Simon Curtis
Acteurs principaux : Helen Mirren, Ryan Reynolds, Daniel Brühl, Katie Holmes, Max Irons, Charles Dance, Jonathan Pryce, Tatiana Maslany, Elzabeth McGovern
Date de sortie française : 15 juillet 2015

Synopsis : Lorsqu’il fait la connaissance de Maria Altmann, un jeune avocat de Los Angeles est loin de se douter de ce qui l’attend… Cette septuagénaire excentrique lui confie une mission des plus sidérantes : l’aider à récupérer l’un des plus célèbres tableaux de Gustav Klimt, exposé dans le plus grand musée d’Autriche, dont elle assure que celui-ci appartenait à sa famille ! D’abord sceptique, le jeune avocat se laisse convaincre par cette attachante vieille dame tandis que celle-ci lui raconte sa jeunesse tourmentée, l’invasion nazi, la spoliation des tableaux de sa famille, jusqu’à sa fuite aux Etats-Unis. Mais l’Autriche n’entend évidemment pas rendre la « Joconde autrichienne » à sa propriétaire légitime… Faute de recours, ils décident d’intenter un procès au gouvernement autrichien pour faire valoir leur droit et prendre une revanche sur l’Histoire.

Note 3.0

On devrait nous rendre ce qui nous appartient de droit.

A la mort de sa sœur, une vieille dame propose à un jeune avocat de l’aider à récupérer cinq tableaux de Gustav Klimt (dont celui du titre) exposé au musée du Belvédère à Vienne. Ceux-ci ont été volés par les nazis pendant la seconde guerre mondiale. Entre demande de conciliation et bras de fer, le procès devient inévitable. Qui gagnera David ou Goliath ?

Tirée d’une histoire vraie, « La femme au tableau » est surtout l’occasion de retrouver « The Queen », Helen Mirren, une nouvelle fois épatante en vieille dame au caractère bien trempé. Ses réparties cinglantes comme ses doutes et ses découragements dans ce marathon judiciaire sont les meilleurs moments du film. C’est son atout majeur, car la réalisation de Simon Curtis (« My week with Marylin » en 2012) reste sage et académique. Ryan Reynolds et Daniel Brühl se feraient presque voler la vedette par les délicieuses compositions de Jonathan Pryce ou Elisabeth McGovern qui apportent le temps d’une scène un brin d’humour et de légèreté. « La femme au tableau » est un film agréable à suivre même si, comme souvent dans les films de procès, cela manque de surprise.

Une page d’histoire intéressante malgré tout.