Superman Anthologie

Titre : Superman Anthologie
Scénaristes : Jerry Siegel, Bill Finger, Otto Binder, Elliot S. Maggin, Marv Wolfman, John Byrne, Roger Stern, Joe Kelly, Doug Mahnke, Chip Kidd, David S. Goyer et Grant Morrisson
Dessinateurs : Joe Shuster, John Sikela, Wayne Boring, Stan Kaye, Al Plastino, Curt Swan, Sheldon Moldoff, Murphy Anderson, Gil Kane, Frank Miller, Karl Kesel, Bob McLeod, Lee Bermejo, Alex Ross, Miguel Sepulveda et Ben Olivier
Éditeur : Urban Comics (DC Anthologie) (fiche officielle)
Date de publication : 22 mars 2013 (1938-2012 en VO chez DC Comics)

Synopsis : 15 récits mythiques du premier et du plus grand des super-héros retraçant sa carrière et les nombreuses périodes artistiques de son existence sur papier. De ses débuts en 1938 à sa recréation en 2012, ces épisodes pour la plupart inédits en album dévoilent toutes les facettes de l’Homme d’Acier, des plus fantastiques aux plus humaines.

Note 3.5

Les rêves nous sauvent. Ils nous transforment et nous font avancer.

Pour ses 75 ans, Superman méritait bien en 2013 une anthologie digne de ce nom ; Urban Comics nous proposait donc cette Superman Anthologie avec quinze récits sur l’Homme de Demain, de 1938 à 2012.


Comme les autres anthologies de cet éditeur, celle-ci est faite pour tous les types de lecteurs de comics : du complet novice à l’aguerri en chef, tout le monde est censé y trouver allègrement son compte grâce à un sommaire détaillé et particulièrement fourni en épisodes notables :
« Les débuts de Superman » (Action Comics #1-2, 1938)
« Quel homme est donc Superman ? » (Superman #17, 1942)
« L’origine de Superman » (Superman #53, 1948)
« Super-duel dans l’espace » (Action Comics #242, 1958)
« Retour sur Krypton » (Superman #141, 1960)
« La mort de Superman » (Superman #149, 1961)
« Superman est-il nécessaire ? » (Superman #247, 1972)
« Renaissance » (Action Comics #544, 1983)
« La légende de Terre-Prime » (Superman #400, 1984)
« Le grand jeu » (Superman (v2) #11, 1987)
« Des secrets dans la nuit » (Action Comics #662, 1991)
« Qu’est-ce que la vérité, la justice et l’idéal humain ont de si drôle ? » (Action Comics #775, 2001)
« Question de confiance » (Superman – Batman, 2003)
« L’incident » (Action Comics #900, 2011)
« Le garçon qui vola la cape de Superman » (Action Comics (v2) #0, 2012)

Comme vous le voyez, une bonne partie de ces différents récits s’intéressent à l’essence même du personnage de Superman, questionnent son existence plausible et remettent vaguement en cause son intérêt pour ses congénères. Heureusement que l’éditeur a fait ces choix-là, car beaucoup d’histoires de Superman connues, reconnues et vraiment marquantes sont en fait des histoires de ses origines, maintes fois rebattues : il fallait bien varier un peu les plaisirs. Ce manque de matériau conséquent et foisonnant en qualité se ressent au cours de la lecture de l’anthologie. Il faut en effet être un fan de Superman de la première heure pour aller avec joie se farcir autant de récits sur l’Homme d’Acier sans s’ennuyer un brin. Pourtant, elle est bien nécessaire cette anthologie, car voir Clark Kent se façonner au fil des décennies, voir apparaître Lex Luthor, Brainiac et tant d’autres, comprendre les différentes variables du personnage grâce aux récits alternatifs, c’est passionnant sur le fond. Toutefois, à cause de la forme des épisodes, je conseille plutôt de « consommer » ce volume par petits bouts, par intermittence, afin de mieux la savourer, en tout cas de manière plus digeste.

Superman Anthologie est moins facile à ingurgiter que les anthologies sur les héros DC Comics, sur Batman ou sur l’œuvre de Jack Kirby, car ceux-ci comportaient des récits vraiment différents qui permettaient de ne pas lasser le lecteur. Ici, les histoires sont certes différentes les unes des autres, avec un bon nombre d’apparitions notables, mais les intrigues tournent souvent autour des mêmes problèmes et des mêmes conséquences. C’est sûrement mon relatif désamour pour le personnage qui parle…

Voir aussi : DC Comics Anthologie ; Batman Anthologie ; Joker Anthologie

Autres critiques : Yaneck (Chroniques de l’Invisible)