Livy Evindi

Titre : Livy
Auteur : Evindi (site officiel)
Éditeur : Éditions du Panthéon (fiche officielle)
Date de publication : 24 octobre 2014

Synopsis : Et si la vie se résumait à un saut dans le vide,
un geste fou mais simple,
et de toute façon inéluctable,
consistant en un saut dans l’inconnu.

Un inconnu dangereux,
un inconnu malheureux,

une rencontre troublante
et l’impression d’être chanceux,

et puis la réalité,
le constat sévère, triste et amer,

nous révélant que le bonheur est peut-être fait
pour être observé de loin,
que la félicité durable est sans doute trop grande
pour tenir entre nos mains.

Note 2.5

Si ce que je vis est la vie,
alors laisse-moi tenter ma chance chez les morts.
Ton corps change la lumière du soleil en énergie
alors que le mien trouve le moindre des rayons
de ce dernier bien trop fort.

Livy est un ouvrage particulier. Écrit par Evindi, il raconte surtout la rencontre entre la jeune Livy et le sûr de lui Evindi, deux êtres que tout oppose.

La thématique principale est intéressante, mais quelques aspects de leur relation ont fini par m’ennuyer un peu quant à leurs rapports respectifs, notamment ce genre de citation : « Nul maître n’eut plus docile disciple, nul homme n’eut femme plus soumise. Sa capacité d’écoute n’a d’égale que la grâce et l’élégance avec laquelle elle s’exprime. ». Outre ce genre de décalage, j’ai bien réussi à me plonger dans le trouble, notamment celui de Livy, une hypersensible dans tous les sens du terme. Leur rencontre est posée dans un cadre bien spécifique et se révèle comme un microcosme autocontenu, puisque les éléments extérieurs sont très secondaires.

Longue nouvelle, novella ou court roman (selon vos préférences), Livy repose ainsi tout entière sur sa dimension poétique. Cela gênera certains de voir la prose se mêler plusieurs fois aux passages plus rimés ; toutefois, reconnaissons-y une rythmique certaine, qu’il vaut d’ailleurs mieux apprécier en lisant quelques passages tout haut : c’est une manière de faire pour laquelle j’avais opté au départ et j’aurais dû continuer sur cette lancée, car quitter ce genre d’immersion dans la rythmique fait un peu perdre de la beauté de la rencontre.