Flashforward

Titre : Flashforward
Auteur : Robert J. Sawyer
Éditeur : Milady (Science-Fiction) (fiche officielle)
Date de publication : 13 mai 2010

Synopsis : Le roman qui a inspiré la série TV Flashforward !
L’espace de quelques minutes, l’humanité a perdu conscience.
Durant ce laps de temps, chacun a eu un aperçu fugitif de son avenir vingt ans plus tard. Quand le monde s’éveille de nouveau, plus rien n’est comme avant : le black-out a causé des milliers de morts et de blessés. Plus encore : ces visions ont bouleversé les esprits à jamais.
Et vous, qu’avez-vous vu ?

Note 3.0

Ce Simcoe avait comparé la vie à un film déjà tourné. Or, lors du Flashforward, le projectionniste avait diffusé la mauvaise bobine et il avait mis deux minutes à se rendre compte de son erreur. Il y avait eu un saut de montage, un passage brutal d’aujourd’hui à un lointain futur, puis un retour tout aussi abrupt au présent. Cette perspective était différente de l’existence considérée comme un film se déroulant image par image. Dim voyait maintenant avec une clarté impitoyable que ce qui l’attendait ne correspondait en rien à ses espoirs et que, dans un sens très réel pour lui, alors qu’il servirait de la moussaka, il serait déjà mort.

Flashforward ! Ce « bond en avant », popularisé notamment par la série Lost (que je viens de me refaire en entier) et qui fut développé/adapté dans la série portant justement le titre de Flashforward, mène à bien des interrogations quand il est au centre d’un roman de science-fiction.

Le synopsis est aguicheur : un flashforward mondial est ressenti alors que le CERN en Suisse testait un nouveau protocole. La perte de conscience de chaque individu cause des milliers de morts et de blessés et surtout chacun a pu (ou pas d’ailleurs, ce qui veut tout dire sur son destin à venir) voir son futur. Le « et vous, qu’avez-vous vu ? » est cependant de trop, car Robert J. Sawyer nous fait avant tout suivre les réactions de trois personnages, trois points de vue masculins pour le coup, ce qui ne mène pas une immersion dantesque non plus.

On s’attache raisonnablement à ces vies troublées par un événement atypique, et on tangue entre s’apitoyer sur la fatalité de notre existence et la recherche éperdue de la fameuse explication qui donnera un sens à tout cela. Pour autant, on se prend à envisager l’impossible puisqu’il semble que, dans ces conditions, le futur doive être immuable…