Avengers Réunion

Titre : Avengers : Réunion (Avengers Prime)
Scénariste : Brian Michael Bendis
Dessinateur : Alan Davis
Éditeur : Panini Comics (Marvel Best-sellers n°2)
Date de publication : 2013 (2011 en VO chez Marvel Comics, et déjà en 2011 chez Panini en 100% Marvel)

Synopsis : Au lendemain du siège d’Asgard, Thor, Iron Man et Captain America se retrouvent au milieu des ruines de la cité des dieux. Bien des années sont passées depuis la dernière fois où ils ont combattu côte à côte, et les liens qui les unissaient ont disparu. Seul un défi de taille pourrait les rapprocher et redonner un sens au mot Vengeurs !

Note 2.5

Captain America : Vous savez… si on oublie le fait qu’on est peut-être morts, et qu’on ne sait pas où nous sommes, et qu’on est entourés de gobelins, de dragons et d’elfes… et le fait qu’il n’y ait de toilettes nulle part… c’est plutôt sympa, comme ambiance. Je n’ai jamais eu de vraies vacances. J’imagine que je n’aurai jamais vraiment mieux que ça.
Iron Man : Tu as dormi depuis la Seconde Guerre mondiale jusqu’à avant-hier. Pourquoi t’aurais besoin de vacances ?

Avengers : Réunion, c’est d’abord un hymne à la cohésion des trois têtes d’affiche de l’équipe de super-héros Marvel : le leader Captain America, le comique Iron Man et le puissant Thor.


Dans cette mini-série datant de l’hiver 2010-2011, Brian Michael Bendis allie son amour pour les dialogues du quotidien au dessin toujours aussi « old school » d’Alan Davis. Toutefois, malgré ces aspects bien présents qui peuvent rebuter, cela correspond plutôt bien à l’histoire mise en scène. Les trois héros sont un temps séparé du reste des Avengers envoyé sur une planète étrange parmi les Neuf Mondes régis par les Asgardiens. Chacun de leur côté d’abord, puis réunis par la force des choses, ils vont devoir découvrir ou re-découvrir des aspects nordiques bien connus et affronter une menace un peu sortie de nulle part, mais bien utile pour l’intrigue.

L’intérêt de ce petit volume est double. D’abord, nous retrouvons une trame typique de l' »Heroic Age » avec des héros davantage portés sur le mythe (et ici le dessin d’Alan Davis aide beaucoup). Ensuite, Panini réédite là en kiosque une histoire déjà publiée en librairie (100% Marvel souple), cela fait partie de leur politique de réédition à prix moindre.

De fait, cette mini-série se lit donc avant tout pour ses quelques dialogues intéressants (Brian Michael Bendis en usait et abusait déjà beaucoup, mais pas encore uniquement pour le pire…), ainsi que pour son contexte imposé par les énormes crossovers des années précédentes (Civil War évidemment, mais également Secret Invasion juste avant). Mais si elle peut être prise tel quelle, la connaissance de l’arrière-plan scénaristique est un plus non négligeable pour la compréhension de l’histoire.