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Titre : Mon amie Victoria
Scénario : Jean-Paul Civeyrac adapté du livre Victoria et les Staveney, de Doris Lessing
Réalisateur : Jean-Paul Civeyrac
Acteurs principaux : Guslagie Malanda, Nadia Moussa, Catherine Mouchet, Pascal Gréggory, Alexis Loret, Pierre Andrau, Tony Harrisson, Elise Akaba
Date de sortie française : 31 décembre 2014

Synopsis : Victoria, fillette noire de milieu modeste, n’a jamais oublié la nuit passée dans une famille bourgeoise, à Paris, chez le petit Thomas. Des années plus tard, elle croise de nouveau celui-ci. De leur brève aventure naît Marie. Mais Victoria attend sept ans avant de révéler l’existence de l’enfant à Thomas et à sa famille. Sous le charme de la petite fille, ils lui proposent alors de l’accueillir régulièrement. Peu à peu, Victoria mesure les conséquences de cette générosité.

Note 2.0

Auréolé d’une critique plutôt élogieuse, le dernier film de Jean-Paul Civeyrac est pour moi une vraie déception.

En cause pour moi, deux points principaux : le choix d’une voix off qui sous-entend tout du long du récit un drame en devenir et le personnage même de Victoria qui ne montre presque jamais ses sentiments, comme si au-delà de l’enveloppe charnelle elle était dépourvue d’émotion. On aimerait secouer un peu Victoria tant son apathie devient pénible à la longue. Les évènements assez anodins au final filent sans nous émouvoir le moins du monde. Le film est volontairement lent, la justesse du jeu pas toujours à la hauteur. On reste désespérément en attente, Civeyrac n’arrivant jamais à élever son film sur des sujets aussi forts que le racisme, la différence sociale, ou alors de façon maladroite.

Privée de toute empathie, « Mon amie Victoria » m’a paru soporifique et bien décevant au final. Dommage.