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Titre : Lulu, femme nue
Auteur : Etienne Davodeau
Éditeur : Futuropolis
Date de publication : 9 janvier 2014 pour l’intégrale
Récompenses : – Prix Essentiel à Angoulême, Prix Ouest-France/Quai des Bulles à Saint-Malo, Prix Bédélys au Québec, Prix Saint-Michel en Belgique pour le tome 1

Synopsis : Elle n’a rien prémédité. Ça se passe très simplement. Elle s’octroie quelques jours de liberté, seule, sur la côte, sans autre projet que de savourer pleinement, et sans culpabilité, cette vacance inédite. Presque surprise par sa propre audace, elle rencontre de drôles de gens qui sont, eux aussi, au bord du monde. Grisante, joyeuse, dangereuse et cruelle, l’expérience improvisée de Lulu en fera une autre femme…

Note 4.5

Elle passe trois jours à ne rien faire. Vraiment rien faire. Regarder le monde touner. Seulement être là. Vivante. Asolument vivante.

 

Je me demandais pourquoi, après avoir vu le film de Solveig Anspach, il ne m’avait qu’en parti convaincu.

En lisant « Lulu, femme nue », je crois que j’ai ma réponse : Lulu n’est qu’un prétexte pour nous présenter une galerie de personnages qui me semble bien plus intéressant que Lulu elle-même. Davodeau donne l’impression de raconter cette parenthèse sans avoir à la justifier et de nous laisser l’entière liberté de penser ce que l’on veut de cette fugue. Lulu est-elle courageuse ou égoïste ? Irresponsable ou au bord du néant ? Davodeau ne juge pas Lulu et ses choix, sa fugue, elle ne l’a pas préméditée, un train raté et c’est sa vie qui déraille. Il n’essaie pas de la rendre sympathique même si l’on comprend ou le bat blesse. Mon empathie va plus pour sa fille ainée qui semble le garde-fou de cette famille, pour ces trois branquignols rencontrés par hasard, pour cette grand-mère au caractère bien trempée. Et c’est grâce à eux que cette BD nous laisse le cœur plein d’émotion.

Lulu femme nue planche 1

Obligatoire dans toute bonne bédéthèque