Brûlons tous ces punks pour l'amour des elfes

Titre : Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes
Nouvelles : « Avant Cuba ! » ; « Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes » ; « Heureux comme un Samoyède » ; « Le lièvre, l’olivier et le représentant en ronds-points » ; « Les secrets de ma cuisine » ; « La branleuse espagnole » ; « De l’homme idéal de ma femme, d’elle et de ma maîtresse » ; « Diablerie diabolique au club-house » ; « Jean-François Cérious ne répond plus »
Auteur : Julien Campredon
Éditeur : Monsieur Toussaint Louverture / Pocket
Date de publication : novembre 2006 / septembre 2013

Synopsis : Iconoclaste, bidonnant, foisonnant, épastrouillant… Voilà l’objet littéraire non identifié que vous tenez entre les mains. Pour l’équipe Pocket, ce fut le coup de foudre au premier elfe : ces nouvelles, c’est tout un poème… D’ailleurs, on en ferait presque des vers :Des marins maltais aux vieux saules de Tolkien,Des parkings aériens aux appâts des sirènes,Chez Julien Campredon, cher lecteur, tout est bon.Et si vous trouvez mieux, n’hésitez pas à nous écrire. Votre prose ornera peut-être cette couverture… L’équipe Pocket
PS : L’auteur, s’il parvient à tromper la vigilance de ses gardiens, n’est pas habilité à jouer à ce petit jeu. Merci. Nouvelle édition revue et corrigée. Pour le service après-vente, merci de vous reporter à la page 139.

Note 3.0

Nous pouvons vous offrir des perspectives, nous en avons l’argent et c’est défiscalisé. Venez masser nos cors aux pieds, tailler nos rosiers ou cirer nos parquets en ronce de noyer. Écoute bien : le monde nous appartient, pourtant nous avons la gentillesse de vous tendre la main, alors prenez-la, soyez sages et cessez de faire les enfants. Retournez à l’ANPE et il ne se passera rien.

Oh que ce titre est accrocheur ! Eric Reinhardt est bien gentil avec son « L’amour et les forêts », Emmanuel Carrère est certes mystérieux quand il mise sur « Le royaume », et Olivier Adam se simplifie avec son « Peine perdue » (ne parlons pas des choix de titres du duo Musso-Lévy), au moins Julien Campredon cherche un peu de nouveauté dans son propos, en commençant par le titre.

Tout d’abord, merci à Vil Faquin pour m’avoir fait découvrir ce petit livre de poche paru chez Pocket ; nous le devons à un certain Julien Campredon que l’avant-propos se plaît à entourer d’un certain mystère venant justifier l’aspect fortement décalé de ses nouvelles. « Avant Cuba ! », « Brûlons tous ces punks pour l’amour des elfes », « Heureux comme un Samoyède », « Le lièvre, l’olivier et le représentant en ronds-points », « Les secrets de ma cuisine », « La branleuse espagnole », « De l’homme idéal de ma femme, d’elle et de ma maîtresse », « Diablerie diabolique au club-house » et « Jean-François Cérious ne répond plus » sont autant de petits récits sur des aspects futiles et quotidiens de nos vies (le travail ou le chômage, la bêtise, l’appât du gain, l’amour qui s’étiole, la jeunesse mise de côté, etc.) révélant un aspect diabolique.

Sachez dès le départ que les notes de l’éditeur et de l’auteur sont également à compter au nombre des nouvelles tant elles participent à faire de ce court recueil un volume cohérent sur l’incohérence de nos vies. À méditer.

Autres critiques : Monochrome (Monographies… mais pas seulement) et Vil Faquin (La Faquinade)