Editions Mnémos

Nous ne le cachons pas sur le Bibliocosme, Mnémos fait partie de ces maisons d’édition qui conviennent le mieux aux grands lecteurs de SFFF que nous sommes. Fondée en 1996 par Stéphane Marsan et Frédéric Weil, Mnémos s’est spécialisée dès sa création dans la fantasy et la promotion de jeunes écrivains francophones. Xavier Mauméjean, Laurent Kloetzer, Fabien Clavel, Charlotte Bousquet… : ce ne sont pas les plumes de talent qui manque ! Mais la maison d’édition ne se prive pas également de publier un nombre croissant d’ouvrages traduits, et là encore le catalogue proposé est impressionnant. G. R. R. Martin, Robin Hobb, David Gemmell, Barbara Hambly…, bref que de grands noms de la fantasy outre-atlantique. En ce qui concerne leurs collections, celles-ci ne sont pas particulièrement légion (trois principales auxquelles s’ajoutent quelques séries spécialisées), toutefois leur appellation peut parfois intriguer au point de paraître opaques vis-à-vis de leurs contenus et de leurs différences. C’est la raison pour laquelle nous avons choisi de consacrer ce septième Focus aux dites collections, en espérant que cette succincte présentation donnera à certains quelques nouvelles idées de lecture (les liens en gras envoient vers le site officiel de ces collections).

===============================================================================================================================================

DÉDALES

La collection Dédales peut être vue comme une terra incognita, un archipel du rêve à explorer et à expérimenter. Elle a pour objectif de regrouper des ouvrages originaux de l’Imaginaire. Si les traductions ne sont pas exclues, Mnémos compte poursuivre, grâce à cette nouvelle collection, son travail avec de nouveaux auteurs français.

Jeunes plumes comme écrivains confirmés, Mnémos les convie à défricher, approfondir, mixer les thématiques, les styles et les genres de l’imaginaire pour mieux s’en affranchir , et nous l’espérons, pour le plus grand plaisir des lecteurs assidus, curieux ou exigeants qui cherchent un nouveau souffle dans les rayons de l’Imaginaire.

Autant le dire d’emblée, avec ces Dédales, nous avons l’occasion d’aborder des mondes fantastiques misant sur la créativité et l’inventivité. Parmi les auteurs phares de cette collection, on peut évidemment citer Laurent Kloetzer dont l’un des romans les plus célèbres a justement fait l’objet d’une nouvelle publication de la part de Mnémos cette année (Mémoire vagabonde). On peut aussi mentionner Raphaël Albert et sa série Les extraordinaires et fantastiques enquêtes de Sylvo Sylvain dont le troisième tome vient lui aussi tout juste de paraitre, ou encore Fabien Clavel et ses Nephilim, à leur tour republiée l’année dernière sous la forme de deux magnifiques intégrales. Parmi les tous nouveaux arrivants, citons pour terminer Yann de Saint-Rat dont le premier roman (Le sang que l’on verse) ne manquait pas d’intérêt.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

===============================================================================================================================================

ICARES

La collection Icares propose des ouvrages à la lecture immédiate, à la trame palpitante, aux épopées et aux personnages hauts en couleur pour une lecture de loisir et de plaisir. Axée sur la Fantasy tout en accueillant ponctuellement les œuvres de SF et de Fantastique, elle constitue une excellente base pour découvrir les littératures de l’imaginaire.

Qu’ils soient traduits ou d’expression française, les textes d’Icares révèlent une voix originale dans cette littérature populaire en pleine expansion, sans oublier de divertir les lecteurs par leurs aventures fabuleuses.

Au risque de se brûler les ailes, beaucoup de belles histoires débutent dans la collection Icares. Citons là encore quelques publications majeures, à commencer par l’une des plus belles révélations fantasy de ces dernières années en la personne de Justine Niogret, auteure d’une fantasy d’inspiration médiévale à la fois cru et poétique (Chien du heaume, Mordre le bouclier). Impossible de ne pas mentionner également Xavier Mauméjean dont l’excellent Ganesha, mémoires de l’homme-éléphant vient lui aussi d’être republié, mais aussi Thomas Day ou encore Adrien Tomas dont le dernier roman en date (Notre Dame des Loups) s’est révélé particulièrement réussi. Et en ce qui concerne les petits nouveaux, on peut citer Fabien Cerutti qui aura fait une entrée très remarquée cette année dans le milieu des littératures de l’imaginaire avec son Batard de Kosigan.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

===============================================================================================================================================

OUROBORES

Ourobores ou ouroboros : « celui qui se dévore la queue ».

1. Dessin d’un serpent qui se mord la queue. Il symbolise le cycle éternel de la vie et de la mort, le mouvement perpétuel du recommencement. Il désigne ainsi le cycle infini de la nature. Il peut aussi bien signifier la totalité d’un monde, du cosmos qu’un raisonnement paradoxal et énigmatique, une évolution majeure que l’alliance entre les puissances du ciel et de la terre.

2. Toute œuvre qui a pour vocation la description de lieux imaginaires tels que villes, contrées, mondes ou cosmos au moyen de textes mythologiques, descriptions scientifiques, encyclopédies, témoignages, récits, nouvelles, bestiaires, portraits de personnages, fac-similés, cartes, illustrations ou tous autres documents et représentations appropriées.

in « La Panencyclopédie Borgès » / Internet 2009

Un nom bien compliqué pour un serpent qui se mord la queue… Il s’agit là de remonter aux sources quasi mythologiques de certains mondes issus de l’imaginaire de leurs auteurs. Les ouvrages d’Ourobores s’intéressent davantage à la création de ces univers merveilleux et totalement en construction. À l’aide de formats très variables, du petit roman passe-partout au beau livre très grand format, mais toujours avec un lot d’illustrations bienvenu, cette collection se permet des percées imaginatives dans la prise en compte de la totalité d’un monde, comme dans Le Dit de Sargas de Régis Antoine Jaulin, illustré par Lionel Richerand, ou bien dans Un an dans les airs du quatuor Jeanne-A Debats, Johan Héliot, Raphaël Albert et Raphaël Granier de Cassagnac, illustré par Nicolas Fructus, qui fit de même sur le Kadath, le guide de la cité inconnue de Raphaël Granier de Cassagnac, David Camus, Laurent Poujois et Mélanie Fazi.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

===============================================================================================================================================

Enfin, en complément de ces trois collections principales, trois autres catégories peuvent être définies pour cerner les autres publications des éditions Mnémos. Les essais et anthologies (avec notamment les anthologies des Imaginales d’Épinal), quelques intégrales (dont notamment celles du Lion de Macédoine, formidable saga de David Gemmell consacrée au général Parménion) et bien sûr la collection Hélios désormais partagée entre les différentes maisons d’édition participant au collectif des Indés de l’Imaginaire (Mnémos, ActuSF, Les Moutons électriques). Une collection d’ouvrages de poche d’ores et déjà très actives et qui aura permis ces derniers mois la re-publication d’ouvrages que l’on pouvait jusqu’à il y a peu difficilement se procurer. Mentionnons à titre d’exemple le très bon Homo vampiris de Fabien Clavel, ou encore la trilogie L’Archipel des Numinées signée Charlotte Bousquet.

Ce diaporama nécessite JavaScript.