Batman 2 La nuit des hiboux

Titre : La nuit des hiboux
Série : Batman, tome 2
Scénariste : Scott Snyder
Réalisateur : Greg Capullo
Éditeur : Urban Comics (DC Renaissance)
Date de publication : 12 avril 2013 (2012 en VO chez Dc Comics)

Synopsis : a Cour des Hiboux prend son envol, et la nuit à venir pourrait bien signer la mort de Gotham City elle-même. Lancés depuis les hauteurs de la ville, les Ergots, émissaires assassins de la Cour, ont pour mission de mettre à mort les personnalités les plus progressistes de la cité, laissant à leurs maîtres le champ libre pour étendre leur emprise. Les prochains noms sur leur liste ? Lincoln March et Bruce Wayne…

Note 3.0

J’ai toujours pensé que le meilleur moyen de connaître ma ville était d’en arpenter les trottoirs. De sentir l’interstice des pavés sous mes semelles. D’entendre l’assourdissant silence des parcs enneigés. Et le grincement strident du métro quand il traverse la voie aérienne de la 3e avenue. Voir le cortège des feux de voitures, la nuit. Mais tout cela n’est qu’illusion. Je ne le comprends que depuis quelques semaines.
Je sais désormais qu’on peut passer toute une vie en plein cœur de Gotham… sans jamais la connaître réellement.

C’est plus fort que moi, je poursuis les nouvelles aventures de Batman dans l’univers des New 52, la fameuse Renaissance DC. Après la découverte de la Cour des Hiboux, l’heure est foncièrement au combat, car les Ergots de cette société secrète sont lancés dans tout Gotham pour éradiquer la classe dirigeante de la ville, Bruce Wayne évidemment en tête.


Nous retrouvons ici à l’écriture Scott Snyder qui poursuit tranquillement son petit bonhomme de chemin : je m’attendais à un enchaînement méthodique de combats similaires, mais finalement cet arc se révèle plutôt court, alors peu de temps morts à consommer. Le twist central arrive rapidement et explique certaines de mes incompréhensions graphiques à propos de cet arc majeur, et cela me rassure un peu. L’histoire peut paraître classique, mais cela se laisse vraiment lire avec plaisir et au moins Batman / Bruce Wayne peine pour résoudre cette affaire, pas tout à fait réglée d’ailleurs.

Qu’a-t-on alors par la suite, dans la deuxième partie de ce deuxième tome, si ce n’est plus la Nuit des Hiboux ? Déjà, on change de dessinateur : Greg Capullo n’officie pas sur tous les chapitres présents ici. Cela pourrait être dommageable, mais comme nous changeons aussi d’histoires, le style de Jon Fabok et surtout de Rafael Albuquerque ont leur intérêt propre pour illustrer des histoires attenantes à la principale, à propos d’Alfred et d’Harper Row. En parlant de cette dernière, on est toujours ravi que les auteurs tentent de construire de nouvelles mythologies pour des personnages aussi connus que Batman, mais par pitié, franchement, cher Scott Snyder, arrêtez les frais avec cette Harper Row que vous essayez de caser partout alors qu’elle n’a (pour l’instant, en tout cas) absolument aucun intérêt ! Cette deuxième partie est en tout cas l’occasion d’approfondir l’histoire principale, sans pour autant déborder sur les tie-ins présents dans toutes les séries de la Bat-Family (Detective Comics, Batman et Robin, Nightwing, Batwoman et autres Batgirl).

Un tome beau à tout point de vue, malgré une constitution scénaristique un peu particulière.

Voir aussi : Tome 1 ; Tome 3 ; Tome 4

Autres critiques : José Maniette (Univers Comics) et Yvan Tilleul (Sin City)