Aquaman 1 Peur abyssale

Titre : Peur abyssale
Série : Aquaman, tome 1
Scénariste : Geoff Johns
Dessinateurs : Ivan Reis et Joe Prado
Éditeur : Urban Comics (DC Renaissance)
Date de publication : 28 septembre 2012

Synopsis : Après des années à régner sur le royaume d’Atlantide, Arthur, dit Aquaman, décide de revenir au monde de la surface avec son épouse, Mera. Mais le retour à la « vie civile » ne se fera pas sans peine, entre la méfiance des autorités à son égard, et les attaques de créatures cannibales issues des profondeurs de l’océan !

Note 4.0

Comportez-vous en monstres… nous ferons de même.

Et un nouvel album parmi les New 52 pour ma bibliothèque, un ! Merci à ma Bichette et à la Saint-Valentin : ma bibliothèque de comics devient vraiment classe maintenant ! Et aujourd’hui, c’est justement avec un super-héros considéré comme bien peu classe que je complète ma collection.


En effet, avec la Renaissance de DC Comics (toujours cette histoire des « New 52 », nouvel univers pour reprendre les séries à zéro), Aquaman refait une entrée fracassante dans le petit univers des Batman, Superman et autres Wonder Woman (je vous passe Green Lantern et Flash). Ayant souvent été victime de quolibets au sujet de sa tenue, de son pouvoir ou tout simplement de son nom, Aquaman avait besoin d’un nouveau départ et il profite pleinement de ce nouveau contexte.

Nous découvrons un héros bad-ass qui sait qu’il a toujours été dénigré par le passé, mais qui devient ou redevient (la chronologie n’est pas encore bien claire dans ces premières pages) un super-héros crédible, grâce au scénario de Geoff Johns. En effet, l’auteur, qui a déjà remodelé complètement l’univers de Green Lantern depuis neuf ans et qui chapeaute celui de la Justice League depuis des mois, réussit à détourner volontairement les gros clichés au sujet d’Aquaman : le héros qui « parle aux poissons », qui porte du orange et qui a un nom qui commence par « Aqua », s’en sort très bien quand il s’agit de voir son image évoluer à contre-courant (je me devais de la placer !). Puissant, calme et poli, il incarne le héros parfait, au moins dans sa relation avec le « public » humain.

Le premier arc est ici purement introductif finalement, car il ne sert que de prélude à une série d’arcs plus conséquents qui débutent également dans ce tome et se poursuivront notamment via la Justice League. D’abord placé face à des créatures aux pensées bien primitives venues du fond des mers, des monstres abyssaux bien répugnants, Aquaman n’effleure finalement que la surface des choses (!) dans ce premier tome ; laissons les spoilers de côté pour une autre fois, mais c’est certain que l’accent est surtout mis sur les relations dénigrées entre Aquaman (et sa femme Mera) et les humains qu’il désire protéger. Malgré tout, on apprécie l’ensemble qui se lit rapidement et les dessins aident beaucoup. Même s’il y a peu de scènes sous-marines, Ivan Reis (puis Joe Prado après lui) réussit, avec son trait classique, à magnifier un minimum le Roi des Atlantes.

Une bonne surprise donc que cette reprise en main d’Aquaman par Geoff Johns, Ivan Reis et Joe Prado. Reprise en main, nouvelle mise en avant, redécouverte de ses lettres de noblesse : toutes ces expressions sont nécessaires pour constater le chemin parcouru pour refaire d’Aquaman un vrai super-héros crédible. Et ça marche !

Voir aussi : Tome 2 ; Tome 3

Autres critiques : Yaneck Chareyre (Chroniques de l’Invisible)