Le cycle de Fondation 2 Fondation et Empire

Titre : Fondation et Empire (Foundation and Empire)
Cycle : Le cycle de Fondation, tome 2
Auteur : Isaac Asimov
Éditeur : Folio SF (précédemment Denoël)
Date de publication : 2(1ère VF en 1966, 1952 en VO chez Gnome Press)000

Synopsis : Tandis que les crises qui secouent l’Empire redoublent de violence et annoncent son effondrement définitif, la Fondation créée par le psychohistorien Hari Seldon pour sauvegarder la civilisation devient de plus en plus puissante, suscitant naturellement convoitises et visées annexionnistes. En tout premier lieu, celles de Bel Riose, jeune général qui voit dans les secrets détenus par la Fondation le moyen de monter sur le trône. C’est alors qu’apparaît un mystérieux et invincible conquérant, surnommé le Mulet, que le plan de Seldon n’avait pas prévu…

Note 5.0

À la volonté d’un mort, j’opposerai la détermination d’un vivant.

Plus construit que son prédécesseur et peut-être déjà plus mature, ce deuxième tome du Cycle de Fondation, intitulé Fondation et Empire, axe toujours son propos sur les débuts balbutiants de la Première Fondation.

Alors que l’Empire bat cette fois-ci franchement de l’aile, Isaac Asimov réussit à éluder cet événement captivant pour la mythologie de son univers, mais peu déterminant pour le présent de son histoire. En effet, l’auteur réussit ici une très bonne construction de son intrigue, avec seulement deux nouvelles ce coup-ci (au lieu de quatre, pour mémoire, dans le premier tome), mais très bien organisées, aussi motivantes qu’intrigantes. Avec Le Général et Le Mulet, il renouvelle avec force et maturité ses personnages pour nous imposer deux figures fortes, en rapport avec la Fondation, évidemment, mais qui pourraient tout à fait disparaître au tome suivant sans que l’on y voit quelque chose d’invraisemblable : c’est sûrement cela la force de cette saga.

En plus du scénario et de l’enrobage, Isaac Asimov parvient encore une fois à distiller des bons mots en pagaille, un des bons points déjà présent dans le premier tome, et il suffit de voir la liste des citations marquantes pour s’en convaincre très rapidement. De plus, Asimov se permet déjà de prendre des risques dans son cycle de Fondation, puisque la deuxième nouvelle n’est ni plus ni moins qu’une inversion totale des dynamiques mises en place depuis la première nouvelle. Et puis une fin, mes amis ! une fin !… à ravir ! Voilà ce que j’aime chez Asimov : de la simplicité dans un monde compliqué ! Ce n’est pourtant pas bien compliqué, que diable ! Un scénario intéressant reposant sur une base simple, des bons mots à profusion et une fin digne de ce nom, voilà la recette qui marche !

Un deuxième tome dans la même veine que le premier et donc toujours très bon, un tome qui fait mûrir autant l’histoire que les personnages et surtout les lecteurs avec ! Du très bon Asimov selon moi (et donc cela en fonction de ma pauvre connaissance de la science-fiction, je préviens !).

Voir aussi : Tome 1 ; Tome 3 ; Tome 4 ; Tome 5

Autres critiques : Maedhros909 (Lire, voir, jouer, écouter, découvrir)

Les lois de l’Histoire sont aussi absolues que celles de la physique, et si les probabilités d’erreurs sont plus grandes, c’est uniquement dû au fait que l’Histoire ne prend pas en compte les êtres humains en aussi grand nombre que la physique ne le fait avec les atomes, si bien que les variations individuelles comptent davantage.

Cycle de Fondation 5 volumes