Animal Man 1 La chasse

Titre : La chasse
Série : Animal Man, tome 1
Scénariste : Jeff Lemire
Dessinateur : Travel Foreman
Éditeur : Urban Comics (DC Renaissance)
Date de publication : 26 octobre 2012 (2012 en VO chez DC Comics)

Synopsis : Buddy Baker est un super-héros de troisième zone, dont les pouvoirs le lient au monde animal. Sa carrière d’acteur est sur le point de décoller quand sa fille, Maxine, se découvre elle aussi des aptitudes surnaturelles. La quête qu’entame Buddy pour découvrir les causes de cette mutation va l’entraîner aux confins de l’étrange et de l’horreur.

Note 3.0

Je ne m’en lasserai jamais. Peu importe combien de fois j’entrerai dans le champ morphogénétique et prendrai les pouvoirs d’un animal, ce sera toujours aussi grisant que la première fois.
En fait, c’est pour ça que je ne peux pas arrêter d’être Animal Man… c’est trop excitant.

Publié en octobre 2012 en même temps que Swamp Thing, à la demande du lectorat français de DC Comics, ce premier tome d’Animal Man dans la Renaissance de DC Comics a fini par arriver dans mon escarcelle quelques mois plus tard.

Œuvre de Jeff Lemire et de Travel Foreman, cette entrée en matière se veut multifonctionnelle : non seulement elle doit permettre une introduction convenable à un nouvel univers, mais en plus elle réintroduit un personnage déjà très profond dans un monde où doivent exister les Superman, Batman et autres Wonder Woman, tout en construisant un futur crossover avec Swamp Thing (l’autre série-phare du fantastique chez DC Comics) de manière très rapide. de ce point de vue-là, c’est réussi. Jeff Lemire conduit son scénario de main de maître et, malgré quelques fils conducteurs un peu trop voyants, les scènes d’action sont plutôt bien justifiées.

Il ne faut, malgré tout, pas tout mettre au firmament, car en effet le début est franchement poussif et aurait mérité, à mon avis, une vision moins centrée sur la fille d’Animal Man, qui, en tant que petite fille, est un peu agaçante, même si elle en devient un peu touchante progressivement. Même la mise en place des pouvoirs d’Animal Man, ou leurs rappels plutôt, m’a gêné. Enfin, le trait de Travel Foreman divisera plus qu’il ne créera le consensus : autant les visuels animaliers sont dantesques et puissants comme rarement, autant les visages humains et beaucoup de fonds m’ont paru bâclé, voire inexistants.

Bref, une bonne entrée en matière pour un personnage que je ne maîtrise pas du tout, mais qui permet de varier efficacement du super-héros habituel. Ce premier tome est délicat à saisir et cerner, trop peut-être pour une introduction, c’est certain. En revanche, même si le cliffhanger est bateau, il donne envie d’aller plus loin en suivant ou non la série Swamp Thing en parallèle (que j’avais préférée, malgré tout).