41hcrQT1rVL__SL160_

Titre : Casino d’hiver
Auteur : Dominique Besnehard, Jean-Pierre Lavoignat
Éditeur : Plon
Date de publication : 27 février 2014

Synopsis : C’est au casino d’Houlgate, en Normandie, dans les années 60, que tout a commencé. C’est là que Dominique Besnehard a découvert le cinéma et les actrices. C’est à cette époque qu’il est tombé fou d’amour, et pour toujours, de Sylvie Vartan et de Marlène Jobert, dont il est devenu l’ami et l’agent. C’est lui qui a découvert quelques belles inconnues nommées Juliette Binoche ou Béatrice Dalle et défendu ensuite les intérêts de nombreuses stars : Anouk Aimée, Yvan Attal, Nathalie Baye, Michel Blanc, Alain Chabat, Christophe Lambert, Sophie Marceau, Jeanne Moreau, Line Renaud, Pierre Richard ou Emmanuelle Seigner.
C’est lui encore, par son improbable « incursion en politique », qui fut le soutien inconditionnel de Ségolène Royal. Une affaire douloureuse dont il parle avec une grande franchise et beaucoup d’émotion.
Personnage haut en couleur, homme de coeur, de passion et de fi délité, il a accepté de se confi er sans langue de bois, sans rien cacher de ses interrogations les plus intimes, et de raconter, avec enthousiasme, sincérité et lucidité, quarante ans dans les coulisses et au coeur du cinéma. À la fois dans l’ombre et sur le devant de la scène, voici le récit du parcours atypique d’un boulimique qui vit, depuis toujours, avec ces êtres étranges et fascinants qui hantent le monde du spectacle et notre imaginaire.

Note 4.0

Je ne crois pas à l’acteur génial méconnu. Si on veut réussir dans ce métier, il faut avoir le feu sacré et ne penser qu’à ça.

Pialat, Berri (Claude), Granier-Deferre (Pierre), Beauvois, Ozon, Signoret, Aimée, Brialy, Vartan, Baye, Trintignant (J.L., N., Marie), Renaud (Line), Marceau (Sophie), Chabat, Gainsbourg (Charlotte), Berry (Richard), Cottençon, Richard (Pierre) etc …
Ca fait un sacré générique, non ?

La soixantaine venue, Maitre Besnehard décida de raconter son magnifique parcours. Et il faut bien l’avouer pour le passionné de cinéma et des acteurs que je suis, ce long flashback est bien agréable à suivre. On y découvre un homme animé par une passion dévorante, découvreur de talents (Ah! Béatrice Dalle dans « 37°2 le matin »), un amoureux inconditionnel de spectacles, de films, de concerts

Tantôt confident, tantôt souffre-douleur, tantôt assistant social, tantôt père fouettard,
Dominique Besnehard s’est retrouvé dans chacun de ces rôles. Au-delà du strass et des paillettes, on découvre un métier stressant, ou le directeur de casting puis l’agent doit trouver les mots pour ne pas heurter les susceptibilités de chacun. Il faut s’armer de patience, faire le dos rond aux caprices des uns et des autres. D’ailleurs, Besnehard n’hésite pas à révéler certains défauts, certains comportements peu flatteurs.
Le monde du cinéma est loin d’être un long fleuve tranquille.

Casino d’hiver est une belle ballade que l’on referme avec une certaine mélancolie.