Iron Man Noir La quête du coeur

Titre : Iron Man Noir : La quête du cœur
Série : Marvel Noir, tome 8
Scénariste : Scott Snyder
Dessinateur : Manuel Garcia
Éditeur : Panini Comics (100% Marvel)
Date de publication : 2011 (2010 en VO chez Marvel Comics)

Synopsis : Les super-héros à la sauce polar rencontrent un bel engouement auprès des lecteurs. Cette fois, c’est le très moderne Tony Stark qui va faire un tour dans les années 30. En 1938 exactement, à une époque où aucun remède n’existe contre la maladie dont il souffre. Alors comment peut-il contre-attaquer lorsqu’il découvre que quelqu’un vend ses secrets industriels au Comte Nefaria et à ses collaborateurs nazis ?

Note 3.0

Nous ne vivons pas dans un monde de merveilles, mais dans un monde de cruauté et de violence.

Les cadeaux ont du bon, car ils permettent de rattraper le retard conséquent sur des séries intéressantes. Le label Marvel Noir en fait partie et il était grand temps que je vois ce qu’il vaut parmi la ligne éditoriale de Marvel Comics.


Le label Marvel Noir mérite quelques explications. Non, il ne s’agit pas de pigmenter la peau de tous les super-héros pour en faire de grands et beaux Noirs dans les mêmes costumes, mais bien de réémettre des origines de ces personnages dans le contexte des années 1930 pour en faire des récits noirs. Dans le cas d’Iron Man, nous découvrons un Indiana Jones à la sauce Robert Downey Jr, puisque l’énorme réussite des films Iron Man au cinéma a joué un grand rôle dans la commande et la réalisation de ces épisodes d’Iron Man Noir, et qui joue sur tous les tableaux : explorateur, inventeur, milliardaire, coureur de jupons, etc.

Scott Snyder mixe le tout pour en faire une aventure relativement détonante sans trop en faire pour ne pas déborder sur une simple caricature du personnage de Tony Stark. Même si le fait qu’il s’agit d’un tome unique et lisible en solo tend à réduire la capacité du scénariste à élargir son univers, il réussit malgré tout à nous surprendre un tant soit peu, c’est déjà ça. Les dessins, quant à eux, ne sont pas exempts de tout reproche, mais ça se laisse regarder sans trop de déplaisir.

Un épisode digne d’un film hollywoodien donc, avec ses qualités (rythme, scénario) et ses défauts (clichés, graphismes trop légers) : il y a de quoi être amateur sur un tome unique comme celui-ci.