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Titre : Philomena
Réalisateur : Stephen Frears
Acteurs principaux : Judith Dench, Steve Coogan, Sophie Kennedy Clark, Anna Maxwell Martin, Peter Hermann, Mare Winningham, Michelle Fairley
Date de sortie française : 8 janvier 2014
Livre original : Philomena de Martin Sixsmith

Irlande, 1952. Philomena Lee, encore adolescente, tombe enceinte. Rejetée par sa famille, elle est envoyée au couvent de Roscrea. En compensation des soins prodigués par les religieuses avant et pendant la naissance, elle travaille à la blanchisserie, et n’est autorisée à voir son fils, Anthony, qu’une heure par jour. À l’âge de trois ans, il lui est arraché pour être adopté par des Américains. Pendant des années, Philomena essaiera de le retrouver. Quand, cinquante ans plus tard, elle rencontre Martin Sixmith, journaliste désabusé, elle lui raconte son histoire, et ce dernier la persuade de l’accompagner aux États-Unis à la recherche d’Anthony.

Note 2.0

Autant le dire d’entrée, « Philomena » est une vraie déception. Et pourtant, il avait de sacrés atouts pour emporter le morceau. Le grand Stephen Frears à la réalisation (« My beautiful laundrette », The Van », « The Snapper », « Sammie et Rosie s’envoient en l’air », « Les arnaqueurs », « The Queen » ou encore « Tamara Drewe » excusez du peu !), la grande Judi Dench et un sujet fort et scandaleux, l’enlèvement dans l’Irlande des années cinquante, de bébés à leurs mères adolescentes puis honteusement vendu à de riches familles américaines en mal d’enfant. Oui tout cela sentait bon le coup de cœur. Alors forcément la frustration est à la hauteur de l’envie.

Ou Peter Mullan et son magnifique « The Magdalene Sisters » faisait mouche, le film de Frears n’y arrive jamais. La faute à une suite de scènes convenues, de ficelles grosses comme des cordes à nœuds, et pour combler le tout une Judi Denth en mode cabotinage, bien loin de ses prestations habituelles. Alors bien sur, ça marche en deux ou trois occasions, Steve Coogan acteur, coscénariste et producteur tente d’amener un brin d’humour. On saura gré à Coogan de dialogues ou l’esprit british pointe son nez, évitant le pathos qui guettait. Mais mon Dieu que tout cela est bien conventionnel ! Quand à la réalisation de Stephen Frears, elle est à l’image du film : sans originalité, sans surprise.

Dommage, le film est bien trop sage et trop lisse pour nous captiver.