Les-Grand-mères-Doris-Lessing

Titre : Les Grand-mères (The Grandmothers)
Auteur : Doris Lessing
Éditeur : Flammarion
Date de publication : 2005 (2003 en VO)

Synopsis : Sur la terrasse d’un café dominant la baie de Baxter’s Teeth, deux familles, qui semblent n’en former qu’une, se prélassent au soleil. Roz et Lil, les grand-mères, restées belles, entourées de Tom et Ian, leurs fils, et de leurs petites-filles, semblent filer le parfait bonheur. Depuis toujours, Roz et Lil sont aussi inséparables que des sœurs jumelles, et l’affection qu’elles se portent s’est doublée peu à peu d’un amour pour le moins trouble de chacune pour le fils de l’autre. Mais, quand Mary, la femme de Tom, surgit, pleine de colère, l’ombre débarque dans ce tableau idyllique…

Note 2.0

La beauté des jeunes gens, bon, ce n’est pas si simple. Les filles, oui, pleines de leurs œufs appétissants, nos mères à tous, c’est normal qu’elles doivent être belles, et d’habitude elles le sont, ne serait-ce même qu’un an ou un seul jour. Mais les garçons, pourquoi ?

Au sommet d’un belvédère baigné par le soleil, un drame se joue. Deux belles-filles bafouées retirent leurs filles à leurs maris un peu trop accoquinés avec les grand-mères. Amours croisées et adultères répétés, l’intrigue ne laisse clairement pas indifférent.


 

Doris Lessing se fait plaisir en une centaine de pages sur un sujet sûrement bien maîtrisé, mais très restreint au niveau du volume et de l’approfondissement. Malgré son prix Nobel, je ne conseille surtout pas d’aborder son œuvre avec ces Grand-mères. En effet, rien que le style déjà m’a énervé comme pas possible : cassant, multipliant les digressions sans intérêt, n’arrêtant que trop rarement d’abuser des parenthèses et autres tirets de ponctuation, l’ensemble en deviendrait presque casse-tête à lire. Du côté de ces grand-mères, comme l’auteur est adepte des situations anticonformistes, elle mise sur l’étrangeté des relations fusionnelles entre deux femmes depuis leur plus tendre enfance, qui iront jusqu’à se lier charnellement l’une avec le fils de l’autre, et vice-versa. L’ennui vient du fait qu’elle crée là des personnages constamment aveugles devant leur réalité et volontairement égoïstes au point de ne penser qu’à leur bien-être et blesser tout leur entourage.

Un tout petit roman que j’ai trouvé aussi limité qu’agaçant. Bien dommage au vu de la renomme de son auteur, mais le fait est là : je ne conseille pas ces Grand-mères ; mieux vaut découvrir Doris Lessing par une autre de ses ouvrages (en espérant que cela ne représente pas l’ensemble de son œuvre pour laquelle elle reçut son Prix Nobel…).

Autres critiques : Kimysmile (By Kimysmile) et Miss Molko (Mes petits bonheurs)