Yellow Birds

Titre : Yellow Birds (The Yellow Birds)
Auteur : Kevin Powers
Éditeur : Stock (La Cosmopolite)
Date de publication : 2013

Synopsis : Bartle, 21 ans, est soldat en Irak, à Al Tafar. Depuis l’entraînement, lui et Murph, 18 ans, sont inséparables. Bartle a fait la promesse de le ramener vivant au pays. Une promesse qu’il ne pourra pas tenir. Murphy mourra sous ses yeux et hantera ses rêves de soldat et, plus tard, de vétéran. Yellow Birds nous plonge au cœur des batailles où se déroule la vie du régiment conduit par le sergent Sterling.
On découvre alors les dangers auxquels les soldats sont exposés quotidiennement. Et le retour impossible à la vie civile. Kevin Powers livre un roman fascinant sur l’absurdité de la guerre, avec une force aussi réaliste que poétique.

Note 5.0

Rien ne vous exclut plus que d’avoir une histoire singulière. Du moins, c’est ce que je croyais. A présent, je sais : toutes les douleurs sont identiques. Seules changent les circonstances.

Al Tafar. Province de Ninawa. Afghanistan.

Bartle et Murphy sont embarqués dans le bourbier afghan sous les ordres de Sterling. Le premier a promis de ramener Murph vivant au pays. Mais comment tenir une promesse quand les atrocités sont votre lot quotidien, quand la peur vous tenaille vingt quatre heures sur vingt quatre, quand vous êtes aux lisières de la folie ?

Et puis malgré tout, il y a ceux qui rentrent au pays avec des cauchemars pour des vies entières. Comment se reconstruire quand on reçoit en pleine gueule ce qu’une jeunesse ne pourrait imaginer ?

Kevin Powers a combattu là-bas. Son récit est tout simplement prodigieux, d’une brutalité et d’une poésie rarement égalé. On ose espérer qu’il exagère (sans y croire une seconde), ça vous prend aux tripes, ça vous mets la nausée au bord des lèvres, la violence, la peur, la mort sont là insoutenables. Kevin Powers signe un récit qu’on est pas près d’oublier.

Il y a des romans qui s’impose comme une évidence. Celui-ci en est un.

Autres critiques : Belette2911 (The Cannibal Lecteur)