Avengers Où va le monde

Titre : Où va le monde ? (World Trust)
Série : Avengers, tome 1
Scénariste : Geoff Johns
Dessinateurs : Kieron Dwyer et Gary Frank
Éditeur : Panini Comics (Best Comics)
Date de publication : Novembre 2011 (2003 en VO chez Marvel Comics)

Synopsis : Ensemble les Vengeurs peuvent terrasser les plus redoutables criminels, mais seraient-ils capables de gouverner le monde ?

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Vengeurs, rassemblement !
Miss Hulk : Accrochez-vous, Miss Hulk écrase !
Thor : Laisse-m’en un peu, Namor.
Namor : Non.

Avant de devenir l’architecte en chef de l’univers de DC Comics, Geoff Johns, comme beaucoup d’autres de ses collègues auteurs de comics, avait officié sur des séries de chez Marvel.


 

Ici, ce sont les Avengers que nous pouvons découvrir (« Vengeurs » normalement, mais l’amorce du film éponyme a commencé à faire voler en éclats les traductions françaises). Tout d’abord, c’est un premier tome pour Panini Comics, mais ce n’est en fait le début de rien du tout, car même si on peut considérer que l’on lit là un arc complet, plus ou moins indépendant, on attaque bien au beau milieu d’une histoire compliquée qu’il vaut mieux un tant soit peu connaître avant si on veut y cerner les enjeux du récit. Bref, déjà du côté éditeur, ce n’est pas la grande classe… d’autant plus qu’encore une fois, c’est une aventure apparaissant dans la collection Best Comics, qui est censée proposer des récits indépendants et accessibles aux lecteurs les plus novices…

Au scénario, Geoff Johns nous mitonne une aventure fondée sur une idée brillante, mais sur un suspense inexistant. Suite à la disparition mystérieuse des plus grandes capitales du monde, les Avengers se voient confier la très délicate mission de « diriger le monde ». Bon, intéressant, c’est vrai. Mais rapidement, on se rend compte que pour eux « diriger le monde » est synonyme d’énièmes bastons à gogo. Les amateurs d’action seront servis, avec une ou deux batailles notables par leur aspect massif et collectif, mais pas du tout mémorable par leur suspense. L’idée de départ, certes attrayante, est donc réduit quasiment à néant dès qu’elle a été explicitée. La conclusion arrive sans coup férir et, mis à part un tout petit bout d’intrigue tissée dans les conflits possibles entre les capitales disparues, il faut bien dire que ce comics fait peine à voir au niveau « sens et intelligibilité ». Dommage, Geoff Johns ne devait pas avoir fait de gros efforts sur cet arc. Les dessins de Kieron Dwyer et de Gary Frank ne sont pas vraiment énormes, mais honnêtes, et on prend plaisir à voir l’action déferler devant nos yeux.

Un tome peu reluisant finalement, qui m’a laissé un goût amer après l’avoir acheté… Geoff Johns a vraiment des passages à vide et sa contribution aux Avengers ne restera pas dans les annales.