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Titre : L’ange blond
Auteur : Laurent Poujois
Éditeur : Mnémos (Icares)
Date de publication : 2010

Synopsis : Sujet : LEFÈVRE, Aurore. Âge : 26 ans. Signalement : 1m68, 50 kg, blonde, yeux verts. Nationalité : Européenne (France). Formation : Légion Impériale (six ans de service actif, diplôme de stratégie spatiale, grade de commandant, démissionnaire). Profession actuelle : Éducatrice pour biônes / Maître-orchestreur (nom de scène : der Blonde Engel). Signes particuliers : Indisciplinée +++/ Dangereuse. Mission : Démanteler la conjuration menaçant l’impératrice Caroline Bonaparte. Note : Ne coopérera pas sans y être contrainte…

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-Je suis sûr que vous allez pouvoir m’expliquer ça, grinça Constantin. Pour « ça », il entendait certainement la carcasse fumante du hangar 13.
-Quelqu’un à joué avec des allumettes, suggérai-je.

A moins de trente ans, Aurore Lefèvre a déjà un sacré palmarès à son actif : ancienne de la Légion impériale, expertes en gestion de biône, maître-orchestre de talent, acro aux sports extrêmes… Alors lorsqu’une conspiration est organisée afin d’attenter à la vie de l’Impératrice Caroline Bonaparte, il n’est guère surprenant que ce soit vers « l’ange blond » que les services secrets se tournent en dernier recours. Avec ce roman Laurent Poujois nous embarque dans une uchronie se basant sur le principe de la survie de l’empire napoléonien jusqu’à nos jours, un empire très avancée technologiquement et exerçant son autorité sur l’ensemble de l’Europe. L’intrigue comme l’univers sont loin de manquer d’attraits, bien au contraire, mais tous deux souffrent des mêmes défauts, à savoir une trop grande complexité qui entraîne davantage de confusion que d’intérêt pour l’histoire. On décroche ainsi malheureusement assez vite, notamment au vue des très (trop?) nombreuses ramifications que possède l’intrigue et qui finissent par embrouiller.

Autre soucis qui a, en ce qui me concerne, rendu cette lecture très ardue : l’abondance de termes techniques liés à la biotechnologie, nanotechnologie… L’auteur utilise en effet un jargon très pointu, et pas toujours pertinent, qui m’a totalement perdu à de nombreuses reprises et qui freine considérablement l’avancée de l’intrigue, déjà relativement complexe à saisir. La personnalité d’Aurore Lefèvre a, quant à elle, de quoi susciter l’intérêt (jeune femme sûre d’elle, impertinente et allergique à toute forme d’autorité) mais peut parfois agacer par son arrogance qui m’a empêché de véritablement m’attacher à elle. Les personnages secondaires possèdent, pour leur part, un certain potentiel comme Louis Darmagnac ou encore Olga, mais auraient mérité d’être davantage développés. Le final, enfin, est loin de m’avoir convaincue car si l’on en apprend effectivement plus sur cette fameuse conspiration, les motivations de ses acteurs restent souvent floues tandis que certains éléments incompréhensibles arrivent d’on ne sait où.

Petite déception que cet « Ange blond » qui s’est révélé totalement à l’opposé de ce que je m’attendais à trouver. Je me garderai toutefois bien de remettre en cause le talent de l’auteur qui possède un style et une imagination par ailleurs intéressants. Ce roman-ci n’était en tout cas pas pour moi.