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Titre : Sans âme
Cycle : Le protectorat de l’ombrelle, tome 1
Auteur : Gail Carriger
Éditeur : Orbit
Date de publication : 2011

Synopsis : Alexia Tarabotti doit composer avec quelques contraintes sociales. Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire et fille d’un père italien, mort. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, défiant la plus élémentaire des politesses, ne lui avait pas été présenté. Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, Écossais et loup-garou à ses heures – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire. Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Découvrira-t-elle ce qui se trame réellement dans la bonne société londonienne ? Qui sont vraiment ses ennemis, et aiment-ils la tarte à la mélasse ?

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-Pourquoi faites-vous ça tout le temps ?
-Quoi donc, mademoiselle Tarabotti ?
-M’exclure comme si j’étais une enfant. Est-ce que vous réalisez que je pourrais vous être utile ?
-Vous voulez dire que vous pourrez causer des problèmes légalement au lieu de nous empoisonner tout le temps ?

Présentée comme étant le top du top en matière de bit-lit un peu plus « adulte » que les « Twilight » et compagnie, la série du « Protectorat de l’ombrelle » de l’auteur américaine Gail Carriger bénéficie depuis un moment déjà de critiques extrêmement élogieuses qui m’ont finalement poussée à sauter le pas et à découvrir « Sans âme », premier opus des aventures d’Alexia Tarabotti. Il faut dire qu’un roman parvenant à mêler steampunk, vampires, loups-garous et la bonne société londonienne du XIXe siècle, autant dire que ça ne se voit pas souvent, aussi difficile de résister à la tentation. Me voilà donc lancée dans les aventures de cette vieille fille (bon, vingt-six ans seulement, mais nous sommes à l’époque victorienne après tout…) mi-anglaise mi-italienne, au caractère bien trempé et possédant la capacité peu commune d’annihiler les pouvoirs de tout être surnaturel amené à rentrer à son contact. Et oui, dans cette société anglaise où vampires, loups-garous, fantômes et autres font désormais partis du paysage et possèdent même des représentants au sein du conseil royal, Mademoiselle Tarabotti à l’extrême particularité d’être ce qu’on appelle une « paranaturelle ».

Difficile de ne pas se laisser rapidement prendre au jeu de l’auteur qui reprend ici la plupart des clichés de la bit-lit traditionnelle pour nous les resservir à sa sauce, soit avec beaucoup d’auto-dérision. Le ton du roman se fait ainsi généralement léger, voire humoristique, tandis que l’on assiste à la succession de pétrins dans lesquels notre héroïne semble adorée se fourrer. Il est toutefois dommage que l’intrigue de ce premier tome (l’enquête menée afin d’expliquer les mystérieuses disparitions d’êtres surnaturels) n’apparaisse rapidement que comme un simple prétexte pour évoquer le chassé-croisé erotico-amoureux auquel se livre la pas si vertueuse et innocente que ça Alexia et le séduisant et impétueux Lord Maccon (loup-garou de son état). Certes, le duo fonctionne à merveille et parvient sans mal à nous arracher des sourires, mais certaines scènes assez cocasses m’ont, en ce qui me concerne, parue assez incongrue (parce que oui, lorsqu’on se retrouve enfermé par des psychopathes, le bon sens dicte d’essayer de mettre au point un plan plutôt que de batifoler à tout va et de s’extasier sur la plastique irréprochable de son compagnon d’incarcération…).

On pardonne cela dit vite ces quelques petits défauts, l’univers dépeint par l’auteur étant très enthousiasmant et les personnages attachants, à commencer par cette vieille fille à la langue bien pendue qu’on pourrait être tenté de trouver agaçante mais pour laquelle on éprouve au final beaucoup de sympathie. C’est décidé, j’enchaîne rapidement avec le tome suivant !

Voir aussi : Tome 2 ; Tome 3 ; Tome 4 ; Tome 5

Autres critiquesi : Monochrome (Monographies) et Vert (Nevertwhere)