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Titre : Brotherhood
Cycle : Assassin’s Creed
Auteur : Oliver Bowden (Anton Gill)
Éditeur : Milady
Date de publication : 21 janvier 2011 (25 nov. 2010 pour la VO chez Penguin)

Synopsis : « Je vais me rendre au coeur d’un empire corrompu pour anéantir mes ennemis. Rome n’a pas été construite en un jour et ne sera pas conquise par un seul assassin. Je suis Ezio Auditore et voici ma confrérie. » Rome, autrefois glorieuse, est désormais en ruine. La cité n’est plus que souffrance et décadence. Les citoyens vivent dans l’ombre de l’impitoyable famille Borgia. Un seul homme peut libérer le peuple de cette tyrannie : Ezio Auditore, le Maître Assassin. Mais Ezio va transcender ses limites dans une telle quête. Car Cesare Borgia, un homme aussi dangereux et malfaisant que son père, le pape, n’aura de répit que lorsqu’il aura conquis l’Italie. Et en ces temps troublés, la conspiration et la traîtrise sont partout… y compris au sein des rangs de la Confrérie.

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Peut-être aurait-il l’occasion de revenir chez lui, à Florence, de retrouver ses livres, de trinquer avec ses amis en hiver, de chasser avec eux en automne, de courir après les filles au printemps et de superviser les récoltes sur ses terres en été.
Mais pas pour le moment.

Assassin’s Creed : Brotherhood est la suite immédiate de Assassin’s Creed : Renaissance et reprend l’intrigue là où on l’avait quitté, à Rome. Comme dans le jeu vidéo éponyme, c’est bien dans la Ville éternelle que se déroule la majeure partie de ce roman toujours centré sur le personnage d’Ezio Auditore da Firenze, Maître Assassin qui lutte contre la tyrannie des Borgia et des Templiers en Italie.

 

Ce roman de fantasy est plutôt bon dans son ensemble. Bien rythmé, enjoué, il met en avant des thèmes très variés, même annexes à l’intrigue générale du jeu vidéo (sur laquelle je passe ici) et s’inspire parfaitement du contexte qui l’entoure : les tableaux et sculptures célèbres défilent devant nous au fil des courses-poursuites, le futur ouvrage de Niccolo Machiavelli, Le Prince, est maintes fois abordé et on en apprend même beaucoup sur l’homosexualité affichée de Leonardo De Vinci). L’humour est largement présent, comme à la fin du tome précédent, ce qui fait alterner agréablement les scènes tragiques avec des moments plus légers malgré les aléas. On découvre de plus avec plaisir toute l’étendue et la désolation de cette Rome au tournant des années 1500 en proie à bien des périls.

Toutefois, il faut le dire, la fin laisse quelque peu à désirer et un goût assez amer à l’ensemble. L’intrigue retombe d’un coup et on attend la conclusion qui se fait prier pendant de trop longues pages, d’autant que ni l’humour, ni une quelconque découverte par rapport au scénario du jeu vidéo éponyme ne vient combler le vide. Cela pose donc la question du rapport avec le jeu, question que je voulais éviter au premier abord. Si plusieurs détails évoluent pour répondre à une demande plus « réaliste » de l’intrigue, plusieurs pans entiers de la quête d’Ezio sont passés sous silence, et surtout sans ellipses pour nous laisser deviner le moment où cela se déroulerait ! Je pense ici notamment aux scènes de destructions des inventions modernes de Leonardo par Ezio.

Finalement, ne rejetons pas tout de cette commande commerciale réalisée par Oliver Bowden, alias Anton Gill. Assassin’s Creed : Brotherhood est un très bon roman d’aventure et sur la franchise des Assassins à la lame secrète (tout bon fan d’aventures sur ces solitaires en course avec les Templiers à la poursuite d’artefacts trop avancés pour leur époque sera comblé), mais la fin gâche certes ce constat et nous fait espérer une suite (Revelations) qui clôturera en beauté la trilogie d’Ezio et surtout qui nous offrira un équilibre homogène et continu entre influence, inspiration et création autour de la franchise du jeu vidéo.