Wolf-Man-tome-1

Titre : Wolf-Man, tome 1
Série : Wolf-Man, tome 1
Scénariste : Robert Kirkman
Dessinateur : Jason Howard
Éditeur : Glénat Comics / Merluche Comics
Date de publication : 18 avril 2012 (2007-2008 en VO chez Image Comics)

Synopsis : Gary Hampton est un riche homme d’affaires pressé, dont la vie va être bouleversée le jour où il se fait agresser par un loup-garou dans les bois. Petit à petit, il va devenir une créature de la nuit et devra apprendre à maîtriser ses pouvoirs et ses pulsions. Il va aussi découvrir progressivement un monde occulte où les lycanthropes vivent en clans rivaux, et prendre conscience de l’existence d’autres monstres tels que les vampires… Quand Robert Kirkman revisite à sa façon les monstres du bestiaire fantastique classique en les mélangeant aux super-héros, c’est tout le talent de l’auteur qui explose dans un comics plein d’humour et d’action.Gary Hampton découvre ses nouveaux pouvoirs et décide de les mettre au service de la justice.Mais le métier de super-héros n’est pas de tout repos… Il faut se méfier de tout le monde, et Wolf-Man va très vite découvrir que les créatures de la nuit sont nombreuses mais pas toujours aussi bien intentionnées que lui. Devenir un héros nécessite de faire des sacrifices : la nouvelle vie nocturne de Gary risque de se faire aux dépens de sa carrière professionnelle, voire de sa vie de famille… L’homme sera-t-il assez fort pour supporter cette remise en question complète de son existence ? Et qui est ce mystérieux Zechariah qui apparaît soudain pour aider Gary dans son apprentissage ? Un allié précieux, un mentor altruiste et désintéressé ? Ou… un dangereux psychopathe qui cache un sombre secret ?

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Je pensais que Wolf Man était un don du ciel, qu’au moins il me restait ça. Maintenant je ne sais plus quoi penser…

Que faire quand on a fini tous les Walking Dead déjà publiés et que l’on veut découvrir le fameux « Kirkman-verse » ? Personnellement, j’ai attaqué par Wolf-Man car cette série m’a toujours intrigué pour je-ne-sais-quelle raison, mais aussi et surtout parce que la saga a été complètement publiée par Glénat Comics et ce en quatre volumes.

Déjà, premier bon point : ce premier tome n’est pas une longue introduction dans une histoire bancale. En effet, au moins ici c’est certain, il va y avoir du mouvement, de l’action pure ! Autre avis au premier coup d’œil : les dessins… Le trait de Jason Howard est plutôt particulier, cela ne plaira sûrement pas à tout le monde évidemment : d’un côté, cela peut faire un peu « cartoony actuel », autant dire pas génial car le dessin de certains visages humains est vraiment limite, de l’autre, il faut quand même avouer qu’il dessine à la perfection les animaux poilus, touffus et en rut, aspect souligné d’ailleurs par Robert Kirkman dans son alléchante préface.

D’un autre côté, la toile de fond est foncièrement classique, il faut l’avouer, mais bizarrement, alors que je m’attendais, à force d’avoir lu des critiques et des avis sur ce premier tome, à connaître tous les tenants et les aboutissants de cette intrigue, je me suis surpris à découvrir des événements de la vie de Wolf-Man tout à fait singulier. Robert Kirkman ne se contente pas, fort heureusement, de retranscrire dans un contexte super-héroïque les codes habituels de ces créatures fantastiques dignes de l’urban fantasy. Non, il enrichit tout cela de sa propre culture nourrie de sa riche expérience dans différentes maisons d’éditions américaines, Marvel en tête, ce qui peut, paradoxalement poser d’autres problèmes. En effet, les connaisseurs des normes inhérentes au genre super-héroïque ne seront que bien peu surpris par les divers choix de Robert Kirkman et les novices pourront facilement paraître perdus devant autant de notions à ingurgiter aussi vite dans un monde où Wolf-Man est bien loin d’être le seul héros, et encore moins le plus puissant.

Nous sommes donc là face à un comics à double sens, où les influences sont tellement multiples que l’on peut avoir l’impression de déjà tout connaître d’avance (les créatures fantastiques, les « boys band » de super-héros à la Avengers ou Justice League, les retournements de situation assez convenus, etc.), tout en se donnant la possibilité d’être émerveillé par la relativement bonne inventivité du duo d’auteurs.

On sent donc bien la forte propension de Robert Kirkman à tout vouloir refaire à sa sauce en mélangeant des littératures distinctes : mixer le genre super-héroïque avec des créatures d’urban fantasy est alléchant, mais pas forcément sans risque. L’intrigue de ce premier tome est donc classique, mais se laisse lire avec bien du plaisir ; il faudra être vigilant sur les autres tomes.

Voir aussi : Tome 2 ; Tome 3 ; Tome 4