9782226093318FS

Titre : Les rivières pourpres
Auteur : Jean-Christophe Grangé
Éditeur : Albin Michel
Date de publication : 1998

Synopsis : Un cadavre, horriblement mutilé, suspendu entre ciel et terre dans les montagnes de la région grenobloise. Une tombe, celle d’un petit garçon, mystérieusement «visitée» pendant la nuit, cependant que les dossiers le concernant disparaissaient de son école. Deux énigmes, que vont s’attacher à résoudre deux flics hors normes : Pierre Niémans, policier génial, dont les méthodes peu orthodoxes ont compromis la carrière. Et Karim Abdouf, l’ancien délinquant devenu flic, dont la couleur de peau et les dreadlocks suscitent plutôt la défiance dans le trou de province où on l’a nommé… Les deux affaires vont se rejoindre, et les deux hommes se reconnaître. Ensemble, ils vont remonter vers le terrifiant secret des rivières pourpres.

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Le policier quitta aussitôt la rue des Trois-Fontanot et gagna son domicile, rue de L-Bruy-re, dans le 9ème arrondissement. Un vaste appartement quasiment vide, aux parquets cirés de vieille dame.
Il prit une douche, soigna ses plaies – superficielles – et s’observa dans la glace. Des traits osseux, ridés. Une coupe en brosse, luisante et grise.
Des lunettes cerclées de métal. Niémans sourit à sa propre image. Il n’aurait pas aimé croise cette gueule-là dans une rue déserte.

Mon seul Grangé à ce jour, et je me demande bien pourquoi. Car ces « Rivières pourpres » sont des eaux bien tumultueuses. Grangé mène un double récit qui nous captive dès les premières pages. C’est le genre de bouquin qu’on lâche difficilement. Un rythme effréné, deux flics peu orthodoxes Pierre Niémans et Karim Abdouf, l’art de nous mettre le trouillomètre à zéro, des indices éparpillés façon puzzle (comme dirait le grand Bernard Blier), et cerise sur le gâteau, une fin dès plus réussie. Grangé nous embarque de façon assez impressionnante dans un univers qui personnellement m’a fait penser au bouquin de Maurice G. Dantec « La sirène rouge » qui vous captive sans le moindre répit.

De cet excellent polar Kassovitz en a fait une adaptation honnête avec Jean Reno et Vincent Cassel .